Buch 
Gottlieb von Jenner (1765-1834) : Denkwürdigkeiten meines Lebens / herausgegeben und mit Anmerkungen versehen von Eugen von Jenner-Pigott, Fürsprech und Mitglied des histor. Vereins des Kantons Bern
Entstehung
Seite
130
JPEG-Download
 

t

130

dispensable de consulter le général, commandant de larmée française enSuisse, ainsi que le commissaire du gouvernement, sur les conséquences dece déplacement total on partiel, et de sassurer au préalable, si les mouve-ments des Autrichiens vers la Suisse, et les insurrections qui se manifestentaux frontières, nexigent pas impérieusement la présence dun corps au-xiliaire de troupes françaises.

Pour ce qui est relatif à la continuation du payement des dîmeset cents, dont la suppression est reconnue en principe, mais dont le rachatest aussi convenu, sans que le mode en soit encore établi; le gouvernementfrançais ne croit pas pouvoir intervenir dans cette affaire. Il sen réfèreentièrement aux loix qui seront faites par le corps législatif helvétique,et il est loin de son intention de sopposer aux mesures qui seront jugéesprudentes et convenables à cet égard.

Cest par les mêmes motifs quil est impossible au directoire demployerson influence pour Axer le chef-lieu du gouvernement helvétique. Cestau corps législatif à prononcer.

Quant à la demande exprimée dans le mémoire, de la réunion delOberland au canton de Berne, le directoire exécutif ne peut dans lescirconstances actuelles y adhérer.

Après avoir transmis aux citoyens Luthardt et Stapfer, investisde la confiance et des pouvoirs de leurs concitoyens, la réponse du directoireaux demandes quils étoient chargés de faire, il reste au soussigné à leurréitérer lassurance des vœux ardents du directoire pour le prompt etcomplet établissement de la république helvétique, et de la part quil necessera jamais de prendre à tout ce qui pourra assurer son indépendanceet son bonheur.

Paris, le 8 floréal an VI (27. April 1798).

(Sig.) Ch. Man. Talleyrand.

Paris, le 9 floréal an VI.

Le ministre des relations extérieures au citoyen Amédée Jenner, de Berne.

Je mempresse, citoyen, de répondre à la lettre que vous venez demécrire, et je pense que les explications que je vais vous donner nevous laisseront plus rien à désirer.

1. Par le mot répétition, dont jai fait usage dans larticle 1 dema note, je nai entendu rien changer à ce qui avoit été convenu dansla conférence, qui a eu lieu entre le ministre des finances, vous et moi.Ce mot nest point applicable aux créances en sel que le canton de Bernepeut avoir à répéter contre la France. Lintention du directoire est quecet objet soit décidé dans le traité général qui sera conclu avec la républiquehelvétique.