général des ressources trouvées en Suisse; et la seconde à une sommede quatre cent mille Livres, que le c en Rapinat avoit annoncé tenir enréserve. Le citoyen Rapinat répondit directement au directoire exécutifle 20 prairial; il joignit à sa réponse la copie des deux lettres duministre. Il répondit à ce dernier le même jour, et lui envoya copie desa lettre au directoire. C’est dans cette lettre qu’il explique ce qu’ilfait pour le maintien de l’ordre dans sa comptabilité; il vise les piècesde dépenses, mais il ne connoit point la recette. Le dossier est remissous le No. 24.
Le 14 fructidor, le ministre de la guerre consulta le ministre desfinances, sur le parti qu’il devoit prendre à l’égard de la propositionfaite par le citoyen Jenner, de remettre à Paris les deux millions stipuléspar le traité passé avec Berne. Le ministre consulta celui des relationsextérieures, le 17 fructidor; celui-ci répondit, le 25 fructidor, que letraité avec Berne étoit confirmé par les articles secrets; que les deuxmillions pouvoient être par conséquent versés à la trésorerie. Il envoyacopie des articles secrets et copie de sa lettre au citoyen Rapinat, parlaquelle il lui demande le compte général des finances. Le ministre des
finances répondit le.au ministre de la guerre, qu’il se référoit à
la réponse que lui avoit fait le ministre des relations extérieures. Ledossier est remis sous le No. 34.
Jo.
Aarau , le 3 juillet 1798.
Lettre du ministre Stapfer au citoyen Jenner.
Je dois vous conjurer, [mon cher ami, au nom de tout ce qu’il ya de plus sacré, de plus cher et précieux au monde, 1° de hâter leplutôt possible votre retour à Paris, où tous les indices que nous, pou-vons recueillir vous promettent un succès complet. — Je dois voussupplier 2° de ne pas tarder une minute, de jeter, laisser, abandonnertout, plutôt que de vous arrêter encore un instant. Je parle au nomde ceux qui ont signé l’incluse, et qui me chargent de vous dire enoutre; 3° que vos craintes n’ont pas le plus léger fondement, qu’on n’ajamais désavoué, ni voulu désavouer notre ouvrage, qu’on l’approuve,qu’on le soutiendra indirectement, qu’on a simplement dit, ce qui dansle fond est vrai, qu’il a été fait en vertu de pouvoirs qu’ils n’avoientpas donnés; qu’il leur avoit été communiqué, et qu’ils en avoient con-sidéré le contenu avec ses résultats, comme un arrangement conclu parle vainqueur avec le vaincu, qu’ils respectoient et pour lequel ils ne