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pliments, a crié cependant continuellement contre notre ouvrage, démontréla monstruosité, l’absurdité etc. etc. et cependant parce qu’il a ajouté,,mis au jour l’obligation dans laquelle il était de le respecter. Parexemple il a dit: qu’il avait toujours trouvé les contributions trop fortes,qu’il aurait voulu les diminuer, qu’on aurait gagné à traiter avec lui (!)plutôt qu’à P. qu’il ne demandait que les deux premiers cinquièmes des4 millions, non des 6, etc. etc., que ce traité l’avait obligé de faire sortir,,de la partie la plus riche, la plus grande partie de l’armée etc. J’ai ré-pondu à cela: que ce traité avait été négocié avant l’existence de l’unitéet que le ministre ne voulait pas qu’on renversât et méprisât son ouvrage..Qu’en effet j’avouais qu’on aurait dû consulter préalablement le Commissairesur les lieux, que si j’avais été commissaire j’aurais aussi trouvé mauvaisd’avoir été mis de côté; mais que ce n’était pas à nous à refuser unbienfait que des vainqueurs voulaient nous accorder, et que l’amour proprede T-ll-d. y était engagé, et en me tournant je dis: Vous savez qu’on nepeut pas se passer de ses talents uniques dans ce monde. — Il convintde tout, fut très honnête et me dit force jolies choses. — Je répète etles cy-souscrits sont du même avis que vous êtes en toute sûreté, inatta-cable sur le bon chemin que vous êtes appelé par tout ce qu’il y a deplus urgent, et engageant sur la terre à poursuivre ce chemin, et que laseule faute que vous ayez commise, est celle d’avoir quitté P. et de nepas être allé en avant tout de suite et sans consulter, qu’on sera entindans l’huile bouillante jusqu’au moment où vous serez de retour là oùvous devez être et où vous réussissez si bien. Car encore une fois, letraité s’exécute. K,—t a donné ordre (je le tiens de sa bouche) de re-lâcher les otages de Strasbourg, et il craint si fort que les autres can-tons ne suivent la même voie que Berne, qu’il annonce des réductions etdes arrangements à prendre avec lui à ce sujet. 11 a parlé avec estimede Laliarpe. Dites-le à ce dernier et qu’il est de la dernière importancequ’il accepte, ne fût ce que pour un ou deux mois. Par parenthèse,Fankhouser l’administrateur, a dit, que P. avait offert à chacun de sescollègues et à lui Lv. 15,000 s’ils voulaient faire rentrer la contribution.Ainsi retournez vite, sur les ailes du vent, comme l’éclair! Ne vousamusez pas à Schaffhouse, ni à Strasbourg. Allez jour et nuit en ver-sant l’or à pleines mains.
Vous êtes sollicité et requis de garder votre incognito comme lesecret des francs-maçons,*) de ne plus toucher au nom du ciel le Fricktlial,
*) Jeûner war wahrscheinlich, wie viele seiner damaligen Standes- undGesinnungsgenossen Freimaurer; einen sicheren Beweis für diese Ansicht kann ichjedoch nicht beibringen, hingegen lässt manche Episode in seinen Memoiren daraufschliessen und wird auch Vieles viel erklärlicher.
(Anmerkung des Herausgebers.)