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Gottlieb von Jenner (1765-1834) : Denkwürdigkeiten meines Lebens / herausgegeben und mit Anmerkungen versehen von Eugen von Jenner-Pigott, Fürsprech und Mitglied des histor. Vereins des Kantons Bern
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si vous ne voulez devenir des plus suspects; décrire une petite lettre àOclis farcie de compliments, quil sauvera la patrie etc., mais de ne paslui dire mot du projet au risque, que cela devienne le secret des rues,et de vous borner à lui dire, que des opérations de finances vous aj^antapproché des fontières, vous regrettiez beaucoup dêtre obligé de retournerà votre poste, sans lui avoir témoigné vous-même combien vous aviez dejoie etc. etc. A votre retour taillez en plein drap; on vous exhorte àtout (excepté sur lErguel, sur quoi on nest pas encore décidé; je vousen écrirai à Paris), dites au vieux Renard, quil serait bien fou de laissersouffler le gâteau par un imbécile ; conjurez Laharpe daller en S. ditesdans la rue S 1 . Marc que mes affaires vont bien et que celles de notrepatrie vont prendre une meilleure tournure. Enfin, mon cher, je vousassure foi dhonnête homme qui nest pas crédule, et que notre révolutiona rendu furieusement méfiant, que le système a changé. Scliauenbourg aécrit une lettre charmante. comme aucun agent français na encore écrite.Vous serez approuvé, applaudi, appuyé, nen doutez pas. Vous vous devezà votre patrie. Croyez-moi, les projets contrerévolutionnaires sont nonseulement criminels, mais insensés ; et ils ne sont du tout à craindre.

36 .

Créditif pour le ministre Stapfer.

Ce que le citoyen ministre Stapfer vous mande aujourdhui a notreentier et irrévocable assentiment.

(signé) J. L. Le Grand, directeur,

(signé) Glaire.

37 .

Aarau, le 9 thermidor. (27. Juli.)

Le directeur Ochs au citoyen Jenner.

Ma franchise et la confiance que jai en vos talents, vos vues et votreamour pour la patrie, mobligent de vous adresser ces lignes.

Jai sçu que vous vous êtes opposé à la révolution avec chaleuret activité. On a trouvé dans les papiers dun émigré une lettre de vousqui le prouve ; mais je lavais oublié. Jai dit que vous aviez trop des-prit pour ne pas sentir quà chose faite il ny a point de remède, et jairassuré certains patriotes méfiants, en leur assurant, que vous mettriezautant de zèle à servir le nouvel ordre, que vous en aviez mis à vousopposer à son établissement. Jai aimé à parler de vous, comme je laifait de votre oncle Haller*), lorsquil eut offert de devenir sans émoluments

*) Rudolf Emanuel v. Haller, ein Sohn des grossen Haller, geboren den9. Jänner 1747, war lange Zeit Banquier in Paris. (Anm. d. Hgb.)