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faire des concessions. Or, si l’on introduit des droits élevés, on ruinera l’agriculture suisse, sien même temps on n’introduit pas aussi des droits sur les céréales. Mais si l’on introduit cesderniers droits, l’entretien de la vie sera considérablement plus cher en Suisse, et le résultatprincipal du système des droits protecteurs que l’on a en vue serait la ruine de plusieurs branches
Voici comment Tegoborsky évalue la consommation du café en Autriche et dans l’Associationdouanière allemande pendant l’année 1841:
Dans l’Association douanière on a importé et acquitté pro consumo 669,119 quintaux de l’Union— 598,025 quintaux de Vienne, soit, sur une population de 28,400,000 habitants, 2, u livres par tête; enAutriche 115,735 quintaux, soit 0, 32 livre pour une population de 35,740,000 âmes. — Cette faible con-sommation en Autriche, comparativement à celle de l’Association douanière, s’explique en partie parles droits qui sont élevés.
Dans l’Association douanière le quintal de Vienne de café paie 10 flor. 26 creutz. de droits d’entrée
En Autriche „ „ „ 21 „ — „ „
(Voir Tegoborsky , page 126).
Sucre.
J'emprunte aux Essais de Becher les notices suivantes sur la consommation du sucre.
D’après les données de Rodet, l’Asie produit un onzième de tout le sucre provenant des colonies,et des 17 à 18 millions de quintaux de tout le sucre des colonies qui est produit sur la terre, lamoitié passe en Europe pour y être consommée. En moyenne, la consommation est de 17 livres partête en Angleterre, de 5 livres en France, de 4, 3 livres dans l’Association douanière; par conséquent,des 10 millions de quintaux de sucre qui viennent en Europe, les 86 millions d’hommes qui habitentl’Angleterre, la France et l’Association douanière, en consomment 6V 2 millions; dans tous les autrespays (l’Europe comptant 230,000,000 d’âmes), c’est-à-dire pour 140 millions d’Européens, il n’y aque 3‘4 millions de quintaux, soit un peu plus de 2‘A livres par tête. — De Reden compte pour leHanovre 2,- )7 livres par tête, pour la Hollande et la Belgique 9 livres, pour le Danemark etla Suède 3V 3 livres, pour l’Espagne et le Portugal plus de 6 livres. Les 2 1 /,, livres par tête quirestent pour l’Europe à l’exclusion de l’Angleterre, de la France et de l’Association douanière,forment un chiffre trop élevé pour la Russie, l’Italie, les Etats autrichiens; ce chiffre est atteint dansles États allemands qui n’appartiennent pas à l’Autriche ni à l’Association douanière; il est un peu dé-passé en Danemark et en Suède, il est plus élevé en Espagne et en Portugal, ainsi qu’en Belgique eten Hollande.
D’après la moyenne des années 1837, 1838 et 1839, Dieterici, en supputant les livraisons desucre des colonies faites par les lieux d’entrepôts, estime qu’il en a été importé 47,% par lesports d’Angleterre, 8 , s . o 0 par Hambourg, 9, 32 o Q par Amsterdam, 6,. 3 % par Marseille, 5, 93 % par leHavre, 5 V)I o Q par Trieste, 4, 3S % par Rotterdam, 3,„ 4 o 0 par Anvers, 2, 4J o Q par Bordeaux, 2,, 7 % parGênes, J,, 2 ° 0 par Brême, l, l4 .o Q P ar Livourne; pendant ces années l’importation a été en moyenne de1,039 millions de livres.
En 1807 l’importation de toutes les espèces de sucre, outre le sirop, dans la monarchie autri-chienne, et par conséquent toute la consommation après déduction du transit, s’est élevée à 80,790 quint.62 livres, dont la valeur officielle est de 2,347,054 florins 16 creutzer, le quintal de sucre évalué à30 florins et le sirop à un prix beaucoup plus bas. En Russie la consommation du sucre s’élevait, avantl’interdiction du commerce, à 100,000 quintaux dont la valeur était de 4 millions de roubles; en