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Tome 4
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PRINCE DE NEUCHATEL.

13 LIVRE II.

Quoique la neige eût subsisté jusqu’à la fin du mois de mars, l’an- 1629née ne laissa pas d’être assez avancée; on moissonna le 15 juillet son £ 0 ^ es sontet on vendangea au milieu de septembre. Les pluies necessèrent de- vendangespuis le commencement du mois d’août jusqu’à la St-Martin, tellement sécheresse"enqu’on ne put semer que fort peu. Le froment se vendit vingt-quatre automne -batz, l’orge quinze, l’avoine dix batz; le salignon de sel cinq batzet le pot de vin jusqu’à sept batz. La peste fit beaucoup de ravage p es teen Suisse ; elle se fit sentir en divers endroits des comtés et entre à Neuchatel -

autres à Neuchâtel et surtout dans les rues où l’air n’était pas bien

dégagé, comme dans les rues des Moulins, de St-Maurice etc. Toute-fois elle n’enleva pas un grand nombre de personnes, aussi onn’usait pas de grandes précautions. La contagion fut aussi à la Sagne, contagion deà Valangin etc. Par suite de l’infection de ce dernier lieu, le con- p^e^iasagne

° ’ et a Valangin.

sistoire seigneurial s assembla au Sorgereux pendant les fériés deseptembre.

La vente du vin se fit à Neuchâtel cent-vingt livres le muid. Vente du vin.

Les paroissiens des Ponts de Martel n’ayant point de place pour 1630

ensevelir leurs morts, le cimetière de la Sagne où ils étaient obli- cimetière des

gés de les porter étant trop éloigné, obtinrent des Quatre-Minis- Ponts 'traux une demi-pose de la terre de la Joux, dont ils firent nonseulement un cimetière, mais ils y transportèrent leur chapelle, chapelle.

Celle-ci étant dans les marais et dans un lieu très malsain, plusieurspersonnes prirent de là occasion de négliger les saintes assemblées.

L’acte de concession de cette terre est du 4 février 1630, signéMarquis.

Deux marchands de Neuchâtel ayant été arrêtés en France avec Mandement duleurs marchandises, parce qu’ils refusaient de payer des péages etautres droits plus élevés que ne payaient les autres Suisses, obtin- marchands derent un mandement par lequel les sujets du comté de Neuchâtel Neuchatel -sont reconnus du Corps helvétique. Il est conçu en ces termes:

„ De par le Roi, à tous nos lieutenants généraux, gouverneurs de nos pro-vinces et villes, baillifs, sénéchaux, juges et leurs lieutenants, maires, consuls,

„ échevins, jurats de nos dites villes, gouverneurs et capitaines, parties d’icelles„et gardes établis sur nos ports, ponts, péages et passages, et tous autres nos„justiciers, officiers et sujets, si comme à chacun d’eux appartiendra, salut.

„ Les feux rois, nos prédécesseurs de très glorieuse mémoire, ayant par les„ traités d’alliance faits avec nos très chers, grands amis, alliés et confédérés,

„les sieurs des Ligues de Suisse, permis aux marchands de cette nation de tra-„fiquer, séjourner, voyager, aller et venir librement en nos royaumes, sans être„ outragés d’aucuns droits de ports, péages et passages, désirant autant que faire„se pourra, l’entretennement et observation des dits traités: nous voulons et vous„ mandons que vous ayez à laisser sûrement et librement passer les sieurs Jean Ces marchands„Sinet et Pierre Du Plan, marchands demeurants à Neufchâtel, au dit pays de .^ ta £ en * p^ n e„Suisse, avec leurs marchandises, hardes, bagages et chevaux à eux appartenants, jj u pian„sans leur faire ni souffrir leur être fait, mis ou donné aucun empêchement„au contraire, ains toute faveur et assistance si requis en êtes, car tel est notre„ plaisir.