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Tome 4
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CURATELLE DE MADAME DE NEMOURS. 241

envers S. A., et les susdits seigneurs de Travers sont condamnés à tous lesdépens.

L’acte est signé David Petifpierre, chancelier,

Les susdits deux frères de Bonstetten qui auparavant, de mêmeque feu François-Louis de Bonstetten, leur père, ne portaient quele titre de seigneurs de Rosières, disputèrent à leur cousine, Anne-Marie de Bonstetten, celui de dame de Travers, quoique son pèreet son frère eussent été nommés seigneurs de Travers. Sur quoiil se fit un accord entre eux qui porta que d’autant que les mâlessont toujours préférés aux filles, en fait de fief, et qu’ils doiventaussi porter les premiers titres, les dits deux frères seraient à l’ave-nir nommés, l’aîné seigneur de Travers, le puîné seigneur de Ro-sières, et que leur dite cousine se contenterait du titre de dame deNoiraigue, qui sont les trois villages composant la seigneurie deTravers.

La seigneurie ayant fait publier un mandement contre le luxe,l’an 1681, les bourgeois de Valangin présentèrent une requête augouverneur, dans laquelle ils remontraient que la publication quiavait été faite de la réforme des habits n’était pas semblable à cellequ’on avait publiée à Valangin, quoique leurs franchises fussentsemblables à celles de Neuchâtel et qu’elles s’y rapportassent en-tièrement; c’est pourquoi ils priaient de n’être pas distingués etqu’on voulût leur donner là-dessus une déclaration favorable qui lesmît à couvert de toute distinction. Ils supplièrent encore la seigneuriede faire régler les hôteliers et cabaretiers tant de Valangin que duVal-de-Ruz, et particulièrement de Valangin, où il ne devait y avoirque deux hôtes avec la maison de ville, suivant les décrétales; legrand nombre qu’il y en avait causant la débauche des jeunes genset la ruine des familles. Enfin ils priaient que comme les gens duVal-de-Ruz dans les temps de sécheresse étaient obligés d’allermoudre à Serrières, il plût à la seigneurie d’ordonner aux meuniersde moudre leur grain avant celui des étrangers.

On répondit au premier article que la information publiée au sujetdu luxe qui distingue les habits des officiers d’avec ceux de la cam-pagne (V. l’an 1661) ne préjudicierait point à leurs franchises,qu’on saurait toujours leur conserver équitablement, conformémentaux bonnes intentions de S. A. 2. Qu’on travaillerait à remédier àl’abus qu’il y a et aux désordres que cause le trop grand nombrede cabarets. 3. Que si sur les défenses qu’on a faites aux meu-niers de Serrières de servir les étrangers avant les sujets de S, A,,il arrive que quelqu’un fasse des plaintes, on fera châtier les meu-niers comme désobéissants. Donné le 6 novembre 1681.

Le conseil de ville donna celte année les points de coutumesuivants :

LIVRE II.1681

Les doux frèresde Anne-Marielui contestent letitre de damede Travers.

Mandementcontre le luxequi donne lieuà une remon-trance des bour-geois de Valan-gin.

Autres plaintesdes mêmes pourfaire régler lenombre desauberges.

Et au sujet desmoulins de Ser-vières.

Réponse à cesplaintes.

Points de cou-tume donnéspar le conseilde ville.

ANNALES DE BOYVE. TOME IV.

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