chapitre xv. — de l’interrègne de 1707. 471 LIVRE II.
et Valangin étaient éteintes et qu’il n’y avait plus de comtes de 1707Fribourg, de marquis de Hochberg ni de maison de Longueville,celle-ci étant éteinte en la personne de Madame de Nemours, ladernière de la famille, il était de toute justice et de toute équité deretourner sur ses pas et de reprendre dans la même maison de Neu-châtel et Valangin un prince qui en fût sorti, d’autant plus que cescomtés, étant inaliénables, ne pouvaient retourner qu’à leur centre.
Le 28 juillet M. Bulliard de Sl-Hippolyte se présenta aux Trois-Etatsde Neuchâtel au nom de son constituant, M. baron de Montjoie, eton y lut les deux pièces suivantes:
Je soussigné ai donné procuration à M. Bulliard de St—ITypolite, de présen-ter mon insinuation aux personnes qu’il appartient pour le droit qui peut m’ap-partenir dans la succession de la souveraineté de Neufchâtel et Valangin, et d’enprendre un acte.
Fait au Château de Vaufrey le 22 juillet 1707.
Procurationdonnée par lebaron de Mont-joie à M. Bul-liard.
Scellé d’un cachet en cire rouge.
B., Baron de Montjoie.
Magnifiques et très honorés seigeurs,
Monsieur le gouverneur et Messieurs des Trois-Etats,
La succession des Principauté et Comté de Neufchâtel et Valangin se trouvant Mémoire pré-aujourd’hui ouverte par le décès de S. A. S. la duchesse de Nemours, et par senté par le ce-conséquent tous les prétendants en la dite succession appelés à en faire la ré- lui ei p|^J r ° iSclamation sur le jour fatal des six semaines qui échoit à demain, M. Beat-Albei t-Ignace, baron de Montjoie, comte de la Roche, etc. etc., descendant de Cathe-rine de Neufchâtel, fille de Rodolphe de Neufchâtel, et par une double alliance,de Marie d’Arberg de Valangin, ainsi que la généalogie et titres authentiquesqu’il a en mains le justifient évidemment, et établissent la justice des droits qu’ila, comme aîné de la famille de Montjoie, de se présenter comme il fait pardevant V. M. S. par son procureur le sieur Pierre Bulliard de St-Hypolite, ca-pitaine dans son comté de la Roche en Bourgogne, par acte ci-joint du 22 juil-let 1707, signé de la main du dit baron avec le cachet de ses armes; pour re-quérir et demander d’être mis en possession et ensuite invêtu des dites Prin-cipauté et Comté de Neufchâtel et Valangin et dépendances, et d’avoir acte endue forme de sa demande et représentation, pour s’en servir ainsi que de droitet raison.
Fait à Neufchâtel et remis à la Chancellerie le 27 juillet 1707, en exécutionde l’arrêt de hier. En foi de quoi j’ai signé
Pierre Bulliard.
Après la Ieclure de toutes les pièces ci-dessus, M. le procureur-général représenta que comme elles ne lui avaient pas été commu-niquées pour les pouvoir examiner, il requérait que copie lui en fûtdonnée, afin que s’il s’y trouvait quelque chose qui intéressât lesdroits de la souveraineté, il pût les relever comme il conviendrait.
Le 9 septembre suivant, les sieurs de Bonnefoi de Belvoir, jugeet châtelain de la Roche St-Hippolyte, et Bulliard du dit St-Hippolyte,officier du même comté de la Roche, en qualité de procureurs etcharge-ayants du baron de Montjoie, comte de la Roche, etc., firentreprésenter par le sieur avocat Jacot, que le dit sieur Bulliard ayant