de l’interrègne DE 1707.
311 LIVRE IL
prétendants
Longueville.
lierait à ce qui venail d’être lu en tant qu’il ne préjudicie pas aux 1707litres qui établissent le droit particulier de ma dite Damoiselle Louise-Léontine-Tacqueline de Bourbon.
Ensuite de quoi M. le procureur-général commençant à faire une Contre-pro-aulre protestation, les dits sieurs procureurs et avocats sont sortis ^f^roeumir-de l’audience sans vouloir l’entendre, quoique interpellés de ce faire, générai et deet, nonobstant leur retraite, mon dit sieur le procureur-général a M - le bamie,etcontinué sa contreprotestation, à laquelle le sieur banneret, au nomdu Petit et Grand Conseil de la ville et des maîtres-bourgeois de Va-langin a adhéré, en ajoutant quelque^ chose de particulier aux ditsCorps.
Après cela, le sieur Peyrôl a représenté que le procédé inouï ueprésenta-des trois prétendants du chef de la maison de Longueville qui ont ^"a^.wje^dêlu cet écrit et qui y ont adhéré, fait voir que reconnaissant Pin- i« retraite desjustice de leur cause, ils aiment mieux l’abandonner que de la con-tinuer, puisqu’ils n’ont aucun autre fondement légitime de se retirerque celui-là, comme on le peut voir par la procédure tenue jusqu’àprésent. Néanmoins celte conduite singulière ne pouvant pas empêcherla décision du différend très important dont il s’agit entre S. M. le roide Prusse et les autres hauts et illustres prétendants qui demeurentencore en cause, il requiert que la procédure soit fermée, et quejour soit assigné pour plaider et conclure.
De la part de S. A. S. Mgr. le prince de Montbéliard on a re-présenté que, comme ce qui vient d’arriver n’était pas attendu, et Mad deMajllque l’importance de l’affaire dont il s’agit, aussi bien que la Ion- demandent ungueur de la procédure, exige que l’on ait un temps suffisant pour Ivant'dese préparer à plaider, il requérait qu’il plut au souverain tribunal commencer lesde lui accorder le terme de quinzaine pour ce sujet; et c’est aussice qui a été demandé de la part de Madame de Mailly.
Et de la part.de M. le marquis d’Allègre on a représenté que,comme sa détention en Angleterre, d’où il n’est de retour à Parisque depuis quelques jours, ainsi qu’il en informe Mgr. le gouver-neur et Messieurs du Conseil d’Etat par la lettre qui leur fut luehier, l’ayant empêché d’agir comme il aurait fait sans cela, et lefactum qu’il fait imprimer n’étant pas encore prêt pour se mettreen état de plaider, il prie le souverain tribunal de lui accorder unterme suffisant pour cela.
De la part de S. A. S. Mgr. le prince de Carignan, le sieurFortis, son avocat, a dit que, se voyant seul et abandonné desautres hauts et illustres prétendants qui ^coinrne S. A. S.) tirentleurs droits de la maison de Longueville, il ne peut prendre aucunparti présentement que celui de demander un délai jusqu’à demain,non pour plaider, mais seulement pour se déterminer sur le partiqu’il aura à prendre.
Le prince deMontbéliard et
plaidoiries.
M. d’Allègredemande éga-lement unterme.