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Dans les cieux autrefois moroses,
Le soleil resplendit soudain,
Il a fait éclore des rosesAux rosiers de notre jardin.
Ces roses que chanta ma lyre,C’est la Parole de mon Dieu :Combien il est doux de la lire,Comme elle pénètre en tout lieu !Allons tresser une couronneDe ces fleurs, et déposons-laTrès humblement aux pieds du trôneOù l’âme des saints s’envola !
Dieu, c’est d’une main paternelleQue tu sais assister les tiens !Fais-nous, pour la vie éternelle,Lutter et mourir en chrétiens !
Tu nous envoyas, ô mon Père,Christ, ton Fils, le doux Pasteur,
Et sur nos fronts ta Grâce opèrePar la bouche du Rédempteur.
Dans l’Uechtland est une villeQu’on nomme Berne. O Dieu puissantElle reste à tes lois docile,
Elle te donnerait son sang.Protège-la ! Tu l’as choisiePour proclamer ta vérité :
Oh ! veille sur sa bourgeoisie,
Sois le gardien de la cité !
L’ours de Berne est de bonne sorte,Il est ferme et franc comme l’or ;
Le diable en vain frappe à sa porteCherchant à le tenter encor ;