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par l’Empereur, et l’avoyer Christophe Steiger, par la Prusse.En 1707, le roi Frédéric-Guillaume pria la Confédération deservir de marraine à son fils, le prince royal. Les cantonsréformés acceptèrent cet honneur ; le duc d’Anhalt-Dessauavait déjà été désigné comme leur représentant à la céré-monie du baptême, lorsque les cantons catholiques provo-quèrent des difficultés, et le prince royal mourut dans l’in-tervalle.
II. La guerre du Toggenbourg ou de 1712 (seconde guerrede Vilmergen).
L’affaire de Neuchâtel n’était pas terminée, quand, àl’Est de la Suisse, s’éleva un différend qui réveilla les an-ciens antagonismes confessionnels et déchaîna la guerrecivile.
Les Toggenbourgeois, sujets de l’abbé de St-Gfall, enavaient obtenu divers droits et franchises qui n’avaientpas toujours été respectés. L’abbé Leodegar Burgisser, entreautres, un Lucernois d’origine, irrita les gens du Toggen-bourg par ses exigences excessives ; ainsi avait-il ordonnéà la commune de Wattwyl, qui s’y refusa, la constructiond’une route. Soutenus par les Schwyzois, les Toggenbour-geois secouèrent le joug de l’abbaye. Mais la situationchangea lorqu’ils proclamèrent la liberté du culte dans leurpays. Les cantons catholiques s’opposèrent à une mesurequi favorisait les protestants et prirent de nouveau partipour l’abbé. Dans ces conjonctures, les cantons protestantsdevaient nécessairement venir en aide aux Toggenbour-geois réformés.
Ces derniers ouvrirent les hostilités en envahissant leterritoire de leurs concitoyens catholiques, qui avaient re-connu après coup les droits de leur maître. Berne cherchait