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Histoire de Berne 1191 à 1891 : écrite en commémoration du sept centième anniversaire de la fondation de la ville de Berne / par W. Frédéric de Mulinen ; [traduit de l'allemand par Virgile Rossel]
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à Berthoud le matin même, mais le lieutenant Fueter futsaisi et mis en lieu sûr, ainsi que Wernier et quelquesautres. Quant à Henzi, il fut arrêté à son retour par lavoyerde Berthoud, Frédéric Bondeli et par Jean-Rodolphe deWerdt; il réussit à séchapper, mais on finit par semparerde nouveau de lui.

Toute la ville était dans lagitation. Des gardes bour-geoises furent mises sur pied, des milices convoquées. Plusde trente bourgeois furent incarcérés et on en consigna àpeu près autant dans leurs domiciles. Le reste était affairede linstruction. Fueter avoua tout. Le jugement contre lestrois instigateurs de la révolte devait être prononcé le16 Juillet. Leur défenseur était lhistorien Alexandre deWattenwyl de Landshut qui, une condamnation à mortétant inévitable, se contenta de solliciter que lexécution dela peine fût aussi peu cruelle que possible. On les condamnaà être décapités. Un jeune théologien, Bernhard, chargé deles préparer à leur sort, fut tellement ému quil se trouvaincapable darticuler une parole dans la prison ; alors Henziremplit son office, et pria à haute voix. Lexécution eutlieu le 17 Juillet. Les autres accusés encoururent les peinesdu bannissement ou de lemprisonnement. On ne confisquapas les biens des condamnés ; le gouvernement se chargeade payer les frais. Une riche récompense attendait le dé-nonciateur Frédéric Ulrich : il refusa dêtre nommé au GrandConseil, mais il accepta un présent de 50,000 livres et dim-portants bénéfices.

Afin de se préserver contre de semblables entreprises,le gouvernement transporta la garde de la ville au milieude la cité et la réorganisa ; elle fut désormais composéede trois compagnies de 120 hommes et commandée par unStadtmajor.

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