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Histoire de Berne 1191 à 1891 : écrite en commémoration du sept centième anniversaire de la fondation de la ville de Berne / par W. Frédéric de Mulinen ; [traduit de l'allemand par Virgile Rossel]
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ville, plusieurs conseillers moins âgés avaient couru aucombat. Lavoyer de Steiger était au Grauholz, il espéraitbien trouver la mort.

Le général dErlach ny avait quun millier dhommes,deux bataillons, une compagnie de dragons et quelques ca-nons. Le 5 Mars, à laube, dErlach dit à son adjudant, unémigré, le capitaine de Varicourt: «Mon ami, je vois lesoleil se lever aujourdhui ; je ne le verrai pas se coucher. »Il avait disposé ses troupes au « Sand » (à lendroitsélève le monument) de telle manière quau Nord, à gauchede la route, il avait le bataillon de Samuel Tillier, à droitede la route, celui de Charles Dachselhofer, et, au milieu, lecapitaine Charles Manuel avec trois pièces de canon. Lesdragons de François - Rodolphe de Tavel étaient postésderrière le bataillon Tillier. Les deux canons du capitaineMessmer étaient placés aux extrémités des deux ailes.Lavoyer de Steiger cherchait à exciter les soldats par sesparoles ; mais son attitude était plus éloquente encore.

Les Français sapprochaient, ayant devant eux lesfuyards du Tafelfeld.

Le combat commença par une fusillade. Les deux ca-nons de Messmer, dirigés par le lieutenant Emmanuel deRodt et le sergent Christen, rendent de grands services.Lorsque le premier dut être abandonné, un projectile en-nemi en ayant fait éclater lavant-train, de Rodt courutprendre le commandement de lautre. Une partie du bataillonTillier fait, pour ne pas être tourné, une conversion du côtéde Seedorf, mais elle est culbutée. Les Bernois ont lesFrançais derrière eux. Lautre moitié du bataillon Tillier,attaquée de trois côtés, se débande, son vaillant chef est faitprisonnier. Le bataillon Dachselhofer est incapable de ré-sister plus longtemps. La bataille est perdue. Les Bernoissenfuient vers la ville.