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Histoire de Berne 1191 à 1891 : écrite en commémoration du sept centième anniversaire de la fondation de la ville de Berne / par W. Frédéric de Mulinen ; [traduit de l'allemand par Virgile Rossel]
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Tout cela pouvait être excellent, mais prématuré. Leshommes de la période helvétique, en proclamant la néces-sité de légalité entre les citoyens, de la liberté de com-merce et détablissement, de lextension du droit de bour-geoisie, de lunification du droit pénal et du droit civil,nen ont pas moins fait le premier essai, un essai seule-ment, des institutions démocratiques appliquées à la Suisse.

II. LActe de médiation.

Cest bien lune des meilleures preuves du génie de # Na-poléon, que lhabileté et la sagesse avec lesquelles il sutrétablir lordre dans la Suisse livrée à lanarchie. Il demandaà pouvoir consulter, dans une réunion (la Consulta) tenueà Paris, non seulement des délégués du gouvernement commeleussent désiré les potentats qui dirigeaient la République,helvétique, mais des représentants influents de toutesles opinions. La diète cantonale bernoise cassa les nomi-nations que la Standeskommission avait faites auparavanten vue de cette réunion; son choix tomba sur dautreshommes, entre autres sur La Harpe qui naccepta pas sonmandat. La ville désigna Nicolas-Rodolphe de Wattevilleet le président de la municipalité Théophile-EmmanuelGruber. Nicolas-Frédéric de Mulinen et Emmanuel de Wat-teville partirent également pour Paris, sur linvitation spé-ciale de Napoléon. La plupart des délégués étaient desadhérents du régime «helvétique».

La Consulta souvrit le 10 Décembre IS02. Un messagede Napoléon détruisit demblée les espérances des unitaires.Plutôt, disait-il, que de former une République unitairevous feriez mieux de devenir Français. La nature a faitvotre Etat fédératif. Votre premier devoir est de ne rien