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Histoire de Berne 1191 à 1891 : écrite en commémoration du sept centième anniversaire de la fondation de la ville de Berne / par W. Frédéric de Mulinen ; [traduit de l'allemand par Virgile Rossel]
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mes considérables. Quoi quil en soit, ce fut Berne surtoutqui perdit le plus au nouvel ordre de choses.

La constitution fut promulguée au printemps de 1803.Les Commissions chargées de présider à sa mise en vigueurdans les cantons avaient été nommées à Paris.

Le nouveau Grand Conseil bernois, élu en Avril, se com-posait pour les deux tiers de patriciens dont quatre-vingtsavaient appartenu à lancien gouvernement. Le Petit Con-seil et la Cour dappel comprenaient presque exclusivementdes patriciens. La charge davoyer fut conférée à Nicolas-Rodolphe de Watteville et Nicolas-Frédéric de Mulinen.Ce dernier fut remplacé en 1806 par Christophe-FrédéricFreudenreich.

Cest la France qui surveillait les relations de la Suisseavec létranger. On avait toujours sujet de craindre dêtreabsorbé par elle. Mais le régime_ de Napoléon était écra-sant pour la Suisse comme pour les autres pays. On avaitgrandpeine à compléter leffectif des régiments quil fallaitmettre à la disposition de lEmpereur. Nos soldats demeu-rèrent dailleurs fidèles à leur antique réputation : quon serappelle seulement la Bérésina !

Cependant la Suisse respirait de nouveau. Le trésorierBéat-Ferdinand-Louis de Jenner administra les financesdune manière aussi exemplaire que les trésoriers dautre-fois. Le gouvernement prouva combien le développementintellectuel lui tenait à cœur, en réformant lAcadémie quedirigea lénergique conseiller Abraham-Frédéric de Mutach.Elle eut des professeurs tels que Jean-Rodolphe VYyss.le jeune, lauteur des paroles de notre chant nationallïufst du mein Vaterland , Samuel Schnell, Jean-Jacques Ith,Charles-Louis de Haller, le futur « restaurateur », puis, plustard, Kortüm et Doderlein.