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En 1811, l’ancien avoyer Nicolas-Frédéric de Mulinenprovoqua la création de la première société d’histoire suisse ');nous eûmes dès 1809 la Société médicale, dès 1813 la Sociétédes beaux-arts, c’était bien le temps des Mind, Freudenberger,Lory, Kônig, Aberli. Toujours sur l’initiative de l’ancienavoyer, eurent lieu pour la première fois à Unspunnen, cescharmantes fêtes alpestres et champêtres que SigismondWagner savait si bien organiser. Vers la même époque,Philippe-Emmanuel de Fellenberg voyait prospérer son ins-titut agricole et pédagogique de Hofwyl.
Mais la guerre durait presque sans interruption, et rienne paraissait impossible au puissant Empereur, jusqu’à laretraite de Russie. Les peuples tyrannisés se soulevèrentderrière l’armée en déroute. La grande guerre de délivrancecommença. Après la bataille de Leipzig (1813), Napoléonretraversa le Rhin. Les Alliés, Prussiens, Russes, Autri-chiens, jugèrent utile de passer par la Suisse pour le pour-suivre. Rs souhaitaient que la Suisse marchât avec eux et sedébarrassât de l’Acte de médiation. Berne y eût consenti,grâce aux intrigues du comte autrichien de Senfft-Pilsach.
') Les historiens bernois les plus marquants des temps modernessont : l’avoyer Nicolas-Frédéric de Mülinen (1760—1838', Frédéric Steck(1768—1839), Bernard-Emmanuel de Rodt (1776 —1848), Rodolphe-Emma-nuel Stierlin (1779—1866), Charles Zeerleder (1780—1851), Jean-LouisWurstemberger de Wittigkofen (1788—1862), l’avoyer Emmanuel-Frédéricde Fischer (1786—1870), le landammann Antoine de Tillier, le grand his-toriographe de Berne (1792—1854), Bernard - Rodolphe Fetscherin(1796—1855), Théophile Studer (1801—1889), Maurice de Sturler (1807 a1882), Auguste de Gonzenbach (1808—1887), Egbert-Frédéric de Mülinen(1817—1887), Louis Lauterburg (1817—1864), Jean-Rodolphe de Steiger(1818—1872), Edouard de Watteville de Diesbach (1820—1874). La nou-velle partie du canton n’est pas restée en arrière, avec Charles-FerdinandMorel (1772—1848), D r Auguste Quiquerez (1801—1882), D r César-AdolpheBlôsch (1804—1863), Joseph Trouillat (1815—-1863), Joseph-Aloïs-LouisVautrey, doyen de Delémont (1829—1886) et Xavier Kohler (1823—1891).