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Histoire de Berne 1191 à 1891 : écrite en commémoration du sept centième anniversaire de la fondation de la ville de Berne / par W. Frédéric de Mulinen ; [traduit de l'allemand par Virgile Rossel]
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à la nouvelle Confédération. Lanimosité des cantons et leurjalousie contre Berne étaient si grandes, que la Diète nechoisit pas un Bernois pour représenter la Suisse au Con-grès de Vienne. Le gouvernement dut y envoyer un chargéde pouvoirs spécial, le conseiller Louis Zeerleder. Ses effortsen vue de conserver lArgovie et dobtenir des compensationsde droit privé dans le Pays de Vaud échouèrent devant lerefus des Puissances la Russie se laissant toujours in-fluencer par La Harpe et devant lattitude intéressée deRengger et Reinhard. On imposa aux Bernois, à titre din-demnité, lEvêché de Bâle dont ils navaient ,pas voulu, unecontrée avec laquelle ils navaient rien de commun, ni larace, ni la religion, ni la langue. Berne dut accepter la«Déclaration et Transaction de Vienne», du 20 Mars 1815,qui partageait la Suisse en vingt-deux cantons et lui garan-tissait sa neutralité.

III. Du Congrès de Vienne à nos jours.

« Lavoyer. le Petit et le Grand Conseils de la ville etrépublique de Berne » exercèrent de nouveau le pouvoirdans le canton de Berne, durant la Restauration (1815 à1830). Ladministration resta à peu près ce quelle avaitété au temps de lActe de Médiation ; le Jura fut divisé enbaillages (Porrentruy, Delémont, Franches-Montagnes. Mou-tier, Courtelary) et Bienne réuni à Nidau. Il était assezdifficile de régler la question diocésaine dans lancien Evêchéde Bâle. Non seulement il fallut négocier longuement avecdautres cantons, car le Jura était trop petit pour formerun évêché, mais on dut envoyer une délégation à Rome ;le Lucernois Ruttimann et le futur avoyer Emmanuel-Frédéric de Fischer furent désignés à cet effet. Ce nestque bien des années après quon réussit à constituer un