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Histoire de Berne 1191 à 1891 : écrite en commémoration du sept centième anniversaire de la fondation de la ville de Berne / par W. Frédéric de Mulinen ; [traduit de l'allemand par Virgile Rossel]
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était acceptée le 31 Juillet. Les élections au Grand Conseilsuivirent. Un partisan des Schnell, Charles - Frédéric deTscharner, fut nommé avoyer, cest-à-dire président dugouvernement.

On eut quelque peine à rétablir lordre. Si les amis delancien régime commirent une faute en ourdissant un com-plot, dautre part, le nouveau gouvernement éveilla deshaines par le triste procès quil intenta au sujet de1 Erlacherhofversch wonintj.

Il sagissait désormais dinculquer à la jeunesse lesprincipes dégalité et de liberté. Cest dans ce but quen1834, lAcadémie fut transformée en Université ; un centrede culture scientifique était créé, qui prend de plus en plusracines dans le peuple et qui vaut au gouvernement, pourla sollicitude quil lui porte, la reconnaissance des enfantsdu pays et des savants.

De nombreux réfugiés politiques, venus surtout dAlle-magne et de Pologne, causèrent bien des embarras ; ce futparticulièrement le cas de Louis-Napoléon Bonaparte, quiarriva en Suisse en 1838 et y joua le rôle dun prétendantau trône de France. Celle-ci réclama lexpulsion de LouisNapoléon ; la Suisse refusa. Une guerre menaçait déclater,quand lauteur des difficultés quitta volontairement notreterritoire. Cette affaire amena à Berne la chute des Schnell.Un parti «national» sétait formé, sous 1a, direction deCharles Neuhaus de Bienne, contre les radicaux de 1831.Les Schnell, redoutant une guerre, étaient décidés à ad-mettre les réclamations de la France, mais le Grand Conseilrepoussa la demande dexpulsion ; ils démissionnèrent alors.

Une opposition, recrutée parmi les disciples du profes-seur Snell, et conduite par les avocats Jacques Stâmpfli etUlrich Ochsenbein, séleva bientôt contre le gouvernementdes Neuhaus et Tavel. Les Jeunes radicaux lancèrent un