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était acceptée le 31 Juillet. Les élections au Grand Conseilsuivirent. Un partisan des Schnell, Charles - Frédéric deTscharner, fut nommé avoyer, c’est-à-dire président dugouvernement.
On eut quelque peine à rétablir l’ordre. Si les amis del’ancien régime commirent une faute en ourdissant un com-plot, d’autre part, le nouveau gouvernement éveilla deshaines par le triste procès qu’il intenta au sujet de1 ’ Erlacherhofversch wonintj.
Il s’agissait désormais d’inculquer à la jeunesse lesprincipes d’égalité et de liberté. C’est dans ce but qu’en1834, l’Académie fut transformée en Université ; un centrede culture scientifique était créé, qui prend de plus en plusracines dans le peuple et qui vaut au gouvernement, pourla sollicitude qu’il lui porte, la reconnaissance des enfantsdu pays et des savants.
De nombreux réfugiés politiques, venus surtout d’Alle-magne et de Pologne, causèrent bien des embarras ; ce futparticulièrement le cas de Louis-Napoléon Bonaparte, quiarriva en Suisse en 1838 et y joua le rôle d’un prétendantau trône de France. Celle-ci réclama l’expulsion de LouisNapoléon ; la Suisse refusa. Une guerre menaçait d’éclater,quand l’auteur des difficultés quitta volontairement notreterritoire. Cette affaire amena à Berne la chute des Schnell.Un parti «national» s’était formé, sous 1a, direction deCharles Neuhaus de Bienne, contre les radicaux de 1831.Les Schnell, redoutant une guerre, étaient décidés à ad-mettre les réclamations de la France, mais le Grand Conseilrepoussa la demande d’expulsion ; ils démissionnèrent alors.
Une opposition, recrutée parmi les disciples du profes-seur Snell, et conduite par les avocats Jacques Stâmpfli etUlrich Ochsenbein, s’éleva bientôt contre le gouvernementdes Neuhaus et Tavel. Les Jeunes radicaux lancèrent un