VIII. De la Séparation de corps et des maladiescommuniquées.
Tardieu, Etude médico-légale sur les maladies provoquées ou commu-niquées. (Annales d’Hygiène publique, 1861, tome XV et 1864, tome XXI).
T. Gallard, Du rôle de l’expert dans les cas de transmission de la sy-philis. (Union médicale, 1864, n° 79).
C. Appay, Des maladies communiquées et notamment de la transmis-sion de la syphilis par l’allaitement, étudiée au point de vue médico-légal.Paris 1877.
Les cas qui remplissent surtout et presque exclusivement lecadre de ce chapitre sont ceux où le mal vénérien transmis dansles rapports conjugaux à pu servir de motif à une demande en sé-paration de corps fondée sur l’injure grave. Cette question de lacommunication de la syphilis par le mari à la femme ou par lafemme au mari, soulève tout un groupe de difficultés : c’est unequestion grosse d’orages. Le médecin, en signant d’imprudents cer-tificats, en délivrant d’indiscrètes consultations peut s’immiscer in-volontairement dans des débats irritants, dans des conflits entreépoux, dans des instances en séparation de corps, et malgré lesexcellentes intentions qui ont pu l’animer, il se compromet au triplepoint de vue de son caractère, de sa dignité et de sa réputation.
Kamenons les faits à leur expression la plus simple. Dans lecas, supposé ci-dessus, d’une demande en séparation de corps fondésur des injures graves, la communication de la syphilis, par exemple,le médecin requis de donner un certificat, pourra-t-il le délivrer sansencourir les peines de la révélation du secret ?
Ecartons immédiatement l’hypothèse que le médecin soit requispar l’autorité judiciaire. Si le médecin auquel la justice demande