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Atlas du commerce : dédié au roi / publié par M. Le Clerc, écuyer, chevalier de l'ordre du roi, membre de plusieurs académies, &c.; et par M. Le Clerc, fils, écuyer, officier au régiment de Durfort, dragons
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TABLEAU DES RICHESSES

Pour que le système des partisans des communes fût fondé, il faùdroit, iO. quetoutes les communautés eussent des communes en parcage , ce qui n est pas ; z°. qu asurface égale de territoire entre deux communautés, celle qui a de grandes communes,eût aussi plus de bestiaux que celle qui en a moins, ou qui n en a pas ; Sc c’est précisémentle contraire. La raison en est simple ì c’est qu un arpent de terre cultivée , soumit réellementplus de nourriture pour les bestiaux 3 dans Vannée même ou il est en jachère , qu un arpentde commune.

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Mais en supposant aux terres dans fêtât de commune , une utilité plus réelle quellesn’en ont, il est facile de prouver que lorsqu une communauté en possède au-delà de sesbesoins, le but respectable que se proposeroit un seigneur, en n’usant pas du droit qu ila de tirer parti du surplus , seroit un but nuisible à lui-même, aux particuliers, Sc àl’Etat. Par-tout ou il croît un brin d’herbe , il y peut croître des productions utiles àrhomme. Ainsi le moindre espace sans plantation ou fans culture, est un reproche quel’Administrateur suprême est en droit de faire aux propriétaires négligens ou dissipateurs.Si celui qui sème , ou qui plante un arbre , augmente fes revenus Sc ceux de l’Etat ;■celui qui s'en dispense , est un mauvais économe , Sc peut-être un mauvais citoyen.

Cependant on insiste Sc l'on dit : le sacrifice volontaire que fait un seigneur, enabandonnant à une communauté un terrain quelconque, a pour objets les pauvres Sc lesjournaliers qui, n ayant que leurs 'travaux pour fournir à lèur subsistance Sc à celle deleur famille, trouvent dans la commune une petite ressource pour nourrir une vache quinourrit leurs enfans. On a dit encore, Sc c’est le dernier retranchement, on a dit : s’ilest avantageux à l’Etat que les terres incultes soient mises en valeur, il est plus naturelSc plus juste que les communautés profitent de cet avantage que des concessionnairesparticuliers ; if faut donc leur accenser les terrains incultes , à charge de les mettreen valeur.

Ces raisonnemens faits pour intéresser les gens en place, par le double motif qu’ilsprésentent, en ont séduit quelques-uns, quoiqu ils ne soient pas mieux fondés que ceuxdont nous.avons démontré le vice. r

Il est évident que si un seigneur laisse en commune une quantité de terres au-delàdes besoins réels, cette quantité est en pure perte : il est évident que cet accroissement-à l'étendue des communes, n'en opérant point dans les facultés pécuniaires du pauvreSc du journalier, ils n auront pas une vache de-plus. Ainsi, le sacrifice que fait le seigneur,ne tourne qu'à l'avantage de l'homme aisé ou riche, qui aura des bestiaux de plus, Sc quien fera un commerce aux dépens du seigneur cessionnaire. Examinons à présent si sondoit accenser de préférence ces mêmes terrains aux communautés.

^ Cet

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