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Atlas du commerce : dédié au roi / publié par M. Le Clerc, écuyer, chevalier de l'ordre du roi, membre de plusieurs académies, &c.; et par M. Le Clerc, fils, écuyer, officier au régiment de Durfort, dragons
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DE LA FRANCE .

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pratiquer de nouveaux d’une extrémité du royaume à l’autre, Sc qui aboutissent auxdeux mers, pour ménager les grandes routes, diminuer les frais de transport, &: faireparticiper toutes les provinces aux avantages des échanges des productions nationales

Sc étrangères.

C’est dans les villes que fe rendent les productions de la terre pour être fabriquées&: consommées ; Sc c’est des villes que partent toutes les productions de l’industrie ,pour être transportées vers d’autres foyers de consommation. Les grandes routes infinimentmultipliées en France , ont pour objet le transport facile des marchandises. La plupartforment entre elles, Sc toutes devroient former des figures triangulaires, des anglesdefquelles chacune d’elles devroit être le foipmet,. en observant de donner aux cotésde ces figures / les finuofités nécessaires, pour quelles passent par le plus grand nombrede bourgs Sc de villages, lorsque ces sinuosités ne font pas éprouver au transport unallongement nuisible.

Mais si la communication de villes en villes est nécessaire pour les grandes routes,il feroit à desirer qu elle fut établie entre les centres des provinces par des canaux oudes rivières navigables. Le commerce intérieur de chaque province feroit servi par terre,Sc les voyages des voituriers ne seroient jamais de long cours : le commerce de provinceà province fe feroit par eau. C’est fur les bords de ces canaux Sc de ces rivières queseroient établis les grands comptoirs ; c’est autour de leurs ports que seroient rassemblés.les gros capitaux &; les chefs de commerce Sc d'industrie, qui préfèrent toujours deveiller par eux-mêmes à Rembarquement immédiat, à cause des inquiétudes que peuventfaire naître les transports exécutés, partie par terre, Sc partie par eau, ou les embarquemensconfiés à des correfpondans, toujours plus attentifs à leurs propres intérêts qu’à ceux desnégocians qui les font vivre.

Sully propofoit dans ses Mémoires, d’attirer jufqu’au centre des provinces lecommerce de l’Océan Sc de la Méditerranée, en joignant la Seine à la Loire , celle-ciavec la Saône, Sc la Saône avec la Meuse : il commença par favoriser l’entreprise ducanal de Briarre.

Dans le siècle de Louis XIV , l’éxécution d’un canal qui traversoit une province,parut un prodige : on en verra éclore bien d’autres dans un siècle où le Souverain préfèreles dépenses productives qu’il peut faire dans son royaume, à la gloire désastreuse debattre ou d’humilier ses rivaux. Les canaux qui traverseront ses provinces, ou leursprincipales rivières rendues navigables , transporteront à bas-prix les denrées Sc lesmarchandises d'une extrémité de son empire à l'autre.

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L’ordre dans les finances Sc l’économie intérieure des dépenses souveraines,

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