V » Que les recouvremens relatifs au commerce avec TEtranger, vont à douze millions.
» Que la suppression des cinq millions est une condition inséparable de rétablissement" de toutes les douanes aux frontières du Royaume.
» Qu ’il seroit possible de remplacer ce produit sans imposition nouvelle z i°. par la,, suppression d’une multitude de bureaux intérieurs, ôc par la diminution du nombre,, des gardes ; z°. par la réduction des dépenses générales d'administration, par un système,, plus simple, ôc des moyens moins compliqués «. .
Voila comment les droits de traite qui portent fur le commerce intérieur ôcextérieur de la France , pourroient être rendus ôc plus simples, &: plus conformes auxavantages de l’Etat : les avantages d’un ordre simple doivent T emporter fur toutes lesspéculations fiscales , compliquées ou minutieuses. II n’est aucune roue. inutile quin’entraîne des inconvéniens en différens genres , ôc on propage Téconomie par lerétablissement de Tordre, ôc le retranchement successif des abus.
Nous pensons avec T Auteur, que la suppression de toutes les gênes qui embarrassentla circulation du commerce, rapporteroit bien plus à TEtat que les droits de traite ;&: que Taccroissement de Tindustrie excitée , ne tarderoit pas à dédommager le fisc mêmedu léger sacrifice qu il auroit fait, en adoptant le système de liberté intérieure dansle Royaume : un plus grand produit lui procurerait la jouissance la plus prochaine.
Nous pensons aussi que les matières premières qui peuvent nous manquer, ôc qui sontpropres aux manufactures, doivent non - seulement entrer dans tout le Royaume enexemption de droits ; mais que les manufactures de laine, de fil, de coton, de soie,de savon Ôc de cuirs, ont particulièrement besoin d'une liberté indéfinie. Les cuirsfur-tout, qui sont un objet d'environ sept millions par an, forment une brancheimportante qui exige la perception la plus éclairée &: la plus douce, pour ranimer desatteliers d’une fabrication pénible, dégoûtante, mal-propre, ôc mal-saine, tombée en.décadence depuis vingt ans, par T impôt mis fur les cuirs ôc la marque établie pouren constater la perception ; cette marque entraîne des visites ôc des formalités tellementdispendieuses, que les frais de perception sc sont montés à plus de trente-cinq pourcent, fans y comprendre la perte de tems, les frais litigieux, les accommodemens secrets,&c. Tous ces malheurs dévoient inévitablement avoir lieu , parce qu il est égalementimpossible de constater la fraude quand elle est réelle, ôc de ne point la soupçonnerlorsqu'elle n existe pas ; le cuir étant une matière qui se dilate par 1 humidité ôc sc resserrepar la sécheresse, les empreintes du même marteau deviennent après un certain tems,totalement dissemblables fur des cuirs qui ont subi des révolutions différentes ; de sortequ’il n’y a aucun moyen de distinguer les fausses marques faites avec soin , ôc de ne
V
/