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Atlas du commerce : dédié au roi / publié par M. Le Clerc, écuyer, chevalier de l'ordre du roi, membre de plusieurs académies, &c.; et par M. Le Clerc, fils, écuyer, officier au régiment de Durfort, dragons
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DE LA F R A N'C E.

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tous les objets, toutes les branches dexportations actuelles ou pollìbles, fur lesquelleslAclministration devra porter son activité, & répandre des encouragemens(i).

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Cest malgré moi que je passe fous silence une multitude dArrêts &: de Règlemens' qui ont eu pour objet, de favoriser de plus en plus lindustrie nationale : pourquoi desbienfaits perpétuels n ont-ils pas la même publicité que ces Edits qui affligent les peuplesavant de les avoir lus ! - ,

J e puis donc affirmer, SIRE, fans crainte d'être soupçonné d'adulation, que sousaucun règne de nos Rois, on ne sest occupé avec plus dactivité de la richesse publique.

En représentant les besoins semblables à un tronc immense dou tous les arts, toutesles sciences sortent comme autant de branches & de rameaux, j'ai examiner daprèsle vœu du cœur de Votre Majesté , ce qui contrarie, ce qui sert ou qui peut servirà la satisfaction de ces besoins, à la prospérité de tous les Etats, & à celle de la France en particulier.

Avant cet examen, je me fuis dit à moi-même : la véritable force d 1 un Ecrivain efidans ses raisons , quand il les puise dans la nature & dans la vérité. Prenons~les pourmaîtres & pour guides ; leurs lumières frappent fans efforts & fans fafle ; avec elles ,on voit , on pense , on sent , on intéresse , on persuade d la fois , ô le succès est un bienfaitpour Vhumanité*

Intimement persuadé que dans la nature tout est: analogue, tout se tient,

tout est dirigé sur un même plan, ce n'est pas la marche incertaine des Gouvernemensartificiels que je devois me proposer de suivre ; cest dune vue plus générale, plus étendueque je devois faire la juste estimation de ce que peut la nature humaine, des changemens,des modifications qu elle est capable de recevoir de lexemple 8c de la loi. En partantde ces principes, j'ai fondé mes raisons fur la connoissance intime du cœur humain, furles désirs, les jouissances ou les privations des hommes dans létat de société, 8c sur lesrésultats de lexpérience, qui font les mêmes pour tous les tems.

J e me fuis donc écarté des idées reçues toutes lës fois qu elles m'ont paru incompatiblesavec le bien général. Saisir en grand les traits de la nature 8c de la vérité, développerdaprès elles les raisons de mes propres sentimens, cétoit mettre dans le plus grandjour la fausseté 8c le danger de tous ces systèmes, lon semble se plaire à égarer laraison des Administrateurs les plus bienfaisans.

A cet assemblage didées incohérentes, à cet art fatal de répandre lobscurité sur

(i) Du 29 Juin 1785.

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