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8L TABLEÂU DES RICHESSES
des matières simples 6c claires par elles-mêmes, j’ai substitué le système pratique le pluscapable de faire germer le bien par-tout, d’encourager toutes les classes d’hommes , 6cd’entretenir l'harmonie de ces grands ôc de ces petits ressorts que leur influence réciproquene permettoit pas de séparer.
Pour produire des effets créateurs, ce système devoir avoir un caractère frappant6c distindif : je Fai trouvé tout tracé dans l’ordre naturel 6c dans F ordre moral instituéspar la Sagesse suprême, pour le bonheur &: la conservation du monde 6c des êtres.
Ces deux ordres étroitement unis, ' se prêtent une force mutuelle , 6c concourentau grand but, de procurer le plus grand bien pojsible par la Jimplicité des moyens. SansFobservation de ces règles générales, fans le respect/pour elles, il n’y a point de sociétés,point d’individus fur lesquels on soit en droit de compter. II n y a donc que ceux quinient un premier Principe, une Providence, qui puissent douter que sa volonté doive êtrela règle de notre conduite ; la nature & le sentiment le disent à tous les autres.
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Tels font les objets de ce travail patriotique : son but est de nourrir la sensibilitéau profit des mœurs ôc de F amour de la patrie , la première des vertus sociales. Maisfussé-je resté au-dessous de mon sujet, je serai content si je parviens à éveiller Fattentionfur lui, &: à tourner de ce côté les efforts de quelques Ministres citoyens. Mes principesaccueillis/étendus, rectifiés dans leur esprit, y deviendront plus lumineux , plus fécondsen conséquences utiles ; tôt ou tard le grand nombre viendra s'y réunir 6c le bien s’opérera.La France , alors, prendroit légitimement un ascendant immense , durable, 6c pourroitsans crainte défier la fortune. ' •'
En attendant cette époque possible , toutes les Académies d’agriculture , toutes lesChambres de commerce examineront mes principes 6c mes conséquences, tandis queles Marins vérifieront fur les lieux, les Cartes que cet Atlas renferme. 11 n y en a point deparfaites, nous le savons ; les meilleures font les moins défectueuses, 6c celles-ci fontles meilleures qui aient paru jusqu à ce jour. Rien ne le prouve mieux que F empressementdes peuples maritimes à se les procurer.
Quoi qu’il en soit, si les plans proposés frappent au but, c est à F Autorité ày mettre le sceau ; s’ils s'en écartent, que celui qui voit la ligne droite , la montre ! IIs agit du plus grand intérêt national. Je fuis bien éloigné de cet orgueil inconcevablequi veut soumettre tous les esprits, 6c subjuguer les suffrages au lieu de les mériter. Ce^ n est point pour moi, mais pour les hommes que j’ai prétendu écrire : toute monambition se borne à concourir pour un cent millième aux avantages de la patrie; mesvœux pour elle font si purs qu’ils méritent d’être exaucés. . , - . ^
Kïdent ne quid Respublica detrimenti capiat.