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IOZ • COMMERCE
„ ( l’ifle deKandénos) 68, à Zsuatoyno £ (cap Sviatoï-nos) 69, 8 c à 70 vers Nova-Zembla>,, où est la plus haute montagne du Monde, voire plus que le Camen-Blofchoy de Pet^ora y» 8 c de là au fleuve Obi , aux ifles de JFaigats , Kolmogro , golfe Saint-Nicolas , &:,, autres lieux. Après cela il y eut un Bourrou 8 c Peet qui furent vers Lapie ( Laponie ),» Nova-Zembla , Colgoyeve ( Kalguef ) & Waigat[ jusqu à Obi. Depuis ils ont continué» de pénétrer par Russie , puis par Cajpie , la Perse y Boghar , Mogor, Tartarie ; &« même ont donné plus avant dans le Nord inconnu fous Forbisher y Davis , Weymouth y» & Hudfon , cherchant par quelque détroit nouveau le plus court passage pour le Cathai y„ mais les glaces 8 c froidures les en ont toujours empêchés.«.
Cette relation s’accorde avec les renfeignemens que nous nous sommes procurés,8 c qui portent que Chancelor cherchant un passage à la Chine par le Nord, découvritle port d’Arkangel, remonta la Dvina jufqu’à Vologda , 8 c de là fe rendit à Moskou par terre.
Mais long-tems avant cette époque, la province de Biarmie étoit renommée par sesrichesses, 8 c très-fréquentée par les négocians étrangers & par les pirates. Elle s’étendoitle long des côtes de la mer Blanche qu habitent aujourd’hui les Samoyèdes ; 3 c lelong de l’embouchure de la Dvina Septentrionale . Othaere s’y arrêta dans le trajet qu ilfit d’Helgeunam pour tenter des découvertes vers le Pôle Arctique. Après avoir naviguépendant trois jours en ligne directe vers ce Pôle , il longea fur la gauche vers leFinnmarck alors désert, en laissant l’Océan sur sa droite, 8 c il s’arrêta d’abord dans leslieux où les pêcheurs de baleines avoient fixé leurs résidences. Après trois autres joursde navigation , il découvrit à l’Est le pays qu’il avoit longé de loin Sud-Est , 8 c il feporta directement au Sud, jusqu’à ce qu enfin après cinq jours de navigation, il arrivaà l'embouchure de la Dvina . 11 trouva les contrées voisines de ce fleuve bien cultivées,mais il n'osa le remonter, de crainte d'être attaqué par des brigands. II séjourna pendantquelque tems vers cette embouchure, pour y pêcher des hippopotames, pour s’aboucheravec les Biarmiens qui lui apprirent diverses particularités concernant leur patrie 8 cles peuples voisins. Après son retour en Angleterre, Othaere fit part de ses découvertesau Roi Alfred le Grand , qui jugea à propos de les insérer dans la traductionAnglo-Saxonne S O ros us. Voyez les Ouvrages suivans : The Anglo-Saxon Ferfionfrom the Hifi. Orofius by Alfred the gréât. Lond. 1773^. zi, zz, 2.3. Peripl. Othœri& Wulstani ap. Langebek , Tom. II. Scriptorum Rer. Dan ., p. 108 , 109 , 110. II fuitde ce fait historique, que la découverte des ports de la mer Blanche est antérieure àcelle de Chancelor de plus de six cents ans.
A cette première connoissance topographique du pays, les Anglois joignirent cellesdes usages, du goût 8 c des mœurs des Russes . Cette double connoissance, si nécessairepour réussir dans le commerce , rendit bientôt les Anglois maîtres des productions de