Buch 
Atlas du commerce : dédié au roi / publié par M. Le Clerc, écuyer, chevalier de l'ordre du roi, membre de plusieurs académies, &c.; et par M. Le Clerc, fils, écuyer, officier au régiment de Durfort, dragons
Entstehung
Seite
129
JPEG-Download
 

des Kalmouks ; toutes sortes de tapis ôc de couvertures de feutre, faits avec les lainesde leurs brebis. Ce peuple nomade est peu versé dans la pratique du commerce ; ilreçoit en échange des marchandises communes Ôc des bagatelles fabriquées en Russie .Ainíî f avantage est entièrement du côté des Ruíses. Voici une autre branche singulièrede commerce ; c est celle des aigles que les Naturalistes nomment Falco-chrysœtus .

Ces animaux font fort recherchés par les Kirguis qui les dressent pour la chaise duloup, du renard, & de la gazelle. Daprès certaines marques particulières, & certainsmouvemens de cet oiseau de proie, les Kirguis jugent de fa bonté ôc de fes dispositionsà être dressés pour la chasse. Ils ne font pas tous susceptibles dinstruction. Un Kirguisdonne quelquefois un bon cheval en échange de tel de ces aigles, tandis qu il ne donneroitpas un mouton pour tel autre.

On a vu dans Tarticle du commerce de la Chine , que cet Empire fournit aux Russes ,Ôc par ceux-ci à toute f Europe , la rhubarbe de la meilleure qualité. On la tiroit autrefoisdes Turcs qui fachetoient des Boukarski. Ceux-ci la portent aujourdhui à Kiakta.Ils léchangent contre des fourrures à raison de 16 roubles le poud. En y ajoutantle salaire des commissionnaires qui fachètent, de lapothicaire qui l'examine, ôc les autresdépenses accessoires, le prix du poud revient à la Couronne à z y roubles. On en comptecinq de plus pour les frais de transport de Kiakta à Pétersbourg ; ainsi le poud coûtej o roubles.

Autrefois la Couronne sétoit réservé l' exportation de cette racine dans les paysétrangers ; les agens seuls du Gouvernement pouvoient faire ce commerce. Aujourdhuice monopole nexiste plus, ôc chacun peut exporter de la rhubarbe en payant les droits.Le Collège de commerce la conserve dans les magasins de la capitale : chaque annéeil en fixe le prix courant, Ôc il en fait la vente au profit de la Souveraine.

L* exportation la plus considérable qui en ait jamais été faite en Russie , eutlieu en iy6y : on exporta dans cette année 13 jo pouds à 6y roubles chacun.

En 1777 on en exporta 2.9 pouds ôc 13 livres, à raison de 91 roubles 30 kopeksle poud.

En 1778, 2.3 pouds 7 livres à 96 roubles.

EN 1778, les Boukarski en amenèrent iojj pouds à Kiakta. La consommationintérieure qui sen fait dans lEmpire, nest pas considérable. Létat de 1777 ne portoitcette consommation quà 6 pouds y livres, achetée des différens magasins du Collège

Kk .