Séjour île la paix éternelle,
Temple de la mort, ouvrez-vous,
Et montrez-nous ce que recèleLe tombeau dans ses flancs jaloux.Quoi ! voilà donc tout ce qui resteDe cette figure céleste,
De la beauté que j’adorais.
En vain ses yeux lançaient la Foudre,Athcnaïs est dans la poudre ,
Et les vers rongent ses attraits.
Ici la flatterie expire,
Ici renaît la vérité.
Ici l’orgueil perd son empire,
Ici règne l’égalité.
Sur le théâtre de la guerre,
La gloire au vainqueur de la terrePrête en vain un masque imposant jLa nature désenchantéeMet sur sa tombe ensanglantée ;
Ci-gît un être malfaisant.