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J'ouvre aux yeux des mortels une 'scène nouvelle}Je chante dans mes vêts le choc des élétnens ,
Les humains engloutis dans la nuit éternelle,
Et les cieux écroulés sous leurs débris fumant,
La grandeur du sujet me tient lie» de génie .
La vérité m'appelle et je cède à sa voix :
Loin de moi les neufs soeurs, le Dieu de l'harmonie,Et tout le merveilleux des chantres ’d'nntrefois !
Est-ce un Dieu fabuleux ? C’est le Dieu véritableDont je chante aujourd’hui la gloire et les autels:
Il sépare à jamais l'innocent du coupable,
La balance à la main il pèse les mortels.
Que l'univers se taise , et qire l’homme "s’éveille !les destins sont remplis , les temps sont écoulés.Cieux , soyez attentifs, terre, "prête l’oreille.
Maîtres des nations, écoutez'et tremblez"!
Un jour on cherchera fcs lieux où fut le monde,
Du Tibre et de la Seine on oubllra le cours,
Plus de trace des cieux, de la terteet de l’onde,lin instant "détruira l'ouvrage des six jours.