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Un fils, dont les taltns, les grâces, les vertus tEmbellissaient ma vie.
Rends-moi de mon amour le cher et digne objet,Rends-moi l’uiiique appui de'ma triste vieillesse;
Et s’il vous faut du sang, ô Dieux! le mien est prêt;Mais s'auvcï sa jeunesse !
Ah! qu’il fut insensé le premier des mortels,
Qui, d’un vol téméraire, osa fendre lés ondes,
Et d’un cèdre à Neptune élevant des autels.
Fit un pont aux dëiut mondes.
C’èst donc en vain , criiel, C’est’ ett vain que les cieuxPar l’abîme des mers, ont séparé la terre :
Mortel, ta voile impie ose affronter les Dieux,
Et franchir leur barrière»
Non: ce n’est point l’amour, comme l’a dit Gesner,Qui, bravant et les flots, et l’orage qui gronde,Traversa le premier les gouffres de la merBans sa nef vagabonde.