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ODE SUR LES MONTAGNES.Disparaissez, trônes du monde!Sceptres des plus grands potentats,Maîtrisez et la terre et l’onde ;
A mes pieds, je vois trente e'tats.Vermisseau sorti de la poudre,
Mortel, crains les vents et la foudre ;
Us grondent au-dessus de toi ;
Mais quand déchaîné sur ta tête ,L’Aquilon souffle la tempête ,
L’univers se tait devant moi.
C’est ainsi qu’au bruit du tonnerre,Et qu’à la lueur des éclairs,
Dont le choc ébranle la terre,
Et les feux sillonnent les airs :
Du haut de la montagne ardente,
Quand Moïse , à la voix tonnante ,Promulgue les lois d’Israël;
Sa têfe au-dessus des nuages ,
Et ses pieds foulant les orages,
Moïse n’a rien de mortcL