( C5 )
Il s’éteint ce flambeau du mondeQui nous éclairait de ses feux.
Il s’e'teint, quelle nuit profondeSuccède il ce jour radieux.
Tel le pilote sans boussole,
Cherche en vain le Nord et le Pôle,,Et guide en vain les matelots :
Les deux lui dérobent leur voûte »
11 s’égare loin de sa route,
Et cède à la fureur des flots.
Le monstre , enfant de la nuit sombre,Dont Voltaire était le fléau,
Ose enfin attaquer son ombre,
Et lui refuser un tombeau.
Lorsque vengeur de la nature,
De le Courrcur sans sépultureIl déplorait le triste sort >
Ce grand homme aurait-il pu eroireQu’il écrivait sa propre histoireEt qu’il prophétisait sa mort ?
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