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D’un tribun trop Fameux, rejeton trop illussre,Tu marches au supplice à ton douzième lustreConduit par ces ingrats dont il était l’appui :Malheureux Fatio ! famille infortunée,
Hélas ! n’es tu donc née
Que peur servir le peuple et pour mourir pour lui
Et toi, qui de ce peuple à la fleur de ton âge,Dirigeas la nacelle, et qui, malgré l’orage,
Loin des' flots en fureur, la conduisis au rort iToi , son idole hier, aujourd’hui sa victime,Prévost ! quel est ton crime ?
Ton crime est de faimcr, méritait-il la mort?
O toi dont l’éloquence, et dont l’âme énergiqueA nos cœurs énervés rappelait Rome antique,Régulus Genevois, et moderne Caton,
Naville ! tes talens et tes vê tus austèresT’ont fait, par ces cerbères,
T'ont fait précipiter aux bords du Phlégéton. j