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Ah ! fuyez pour jamais des remparts de GenèveJe ne demande point qu'un échafaud s’élève ,
Que votre sang impur coule en torrens épais.
Ah! fuyez seulement, troupe lâche et servile ,Vivez ailleurs tranquille,
Si les remords vengeurs laissent le crime en paix.
Vous, mes concitoyens qit’on égara sans doute,Vous , qui, de la vertu, désertâtes la route ,
Et dont les yeux enfin s’ouvrent sur vos erreurs;Ah! n’oubliez jamais que contre les tempêtesQui grondent sur vos têtes,te rempart le plus sûr , c’est l’union des cœurs.
Et toi que }’échafaud , le sang et les batailles,Ont banni trop long-temps de nos tristes murailles;Reviens , vole à ma voix , ô douce humanité !Par.de nouveaux bienfaits , viens consoler la terreDes horreurs de la guerre ,
F-t des feys qu’on nous donne en criant liberté !