( 8i )
Assez et trop long-temps, sanguinaires Octaves,Traitant avec orgueil vos égaux en esclaves,
Vous les avez chargés de haillons et de fers.Monstres ivres de sang, tigres pétris de rage ,
De meurtre et de carnage !
N’avez-vous point encore assouvi les enfers ?
Déjà ce Ravaillac , qui, d’abîme en abîme ,Au trône de Henri, s’éleva par le crime ',
Ce tyr an dont le nom est partout en horreur ;Ce nouveau Salmonée est frappé de la foudre ;
Il rentre dans la poudre,
Et sa mort, aux enfers, fait rentrer la terreur.
Busiris, comme lui, sortis de la poussière ,
Des forfaits, il est temps de quitter la carrière ,Avant que le tonnerre éclate à vos côtés. ‘ 1
Ou bientôt dans vos champs couverts de funéraillesDéchirant vos entrailles,
Vous mourrez des poisons par vous-mêmes apprêtés