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Il est donc vrai qn’un diadème ,Cent rois pour fils, ou pour aïeux,JJ’empêchent point un roi lui-mêmeDe tomber sous la main des Dieux.Trente ans de succès et de gloire,Vingt jours marqués par la victoireDoublent, ô peuples! vos douleurs.Mais si vous perdez votre mère,Son fils vous tiendra lieu de père,Et sa main séchera vos pleurs.
Dors à loisir, dors sur ton trône,Faible héritier de Soliman ,
Et ne crains plus qu’une amazoneRenverse l’empire Ottoman !
Loin du janissaire intraitable,
Dans ton sérail impénétrable,
Vas cacher ta honte à nos yeux.Bellone a posé son tonnerre,
Elle quitte aujourd’hui la terre ,J£Ue remonte dans les Civux.