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Oui, sans ce pont ailé qui joint les hémisphères ,L’homme vivrait encor séparé de ses frèresPar l'abîme des mers ;
Et ne formerait point line seule patrieDe ses concitoyens unis par l’industrieEt leurs besoins divers.
Disparaissez , héros que la Grèce en délirftVit aller à Colchos sur un frêle navireConquérir la toison :
Loin de nous désormais la fable et scs prestiges ,Et ne nous vantez plus les prétendus prodigesD’Orphée et de Jason !
Et vous, fils de Laerte, Ulysse et Télémaque,Qui cherchâtes dix ans les ports de votre ItaqueFuyant à votre aspect.
Malgré vos noms gravés au temple de mémoire ,Pilotes de la fable, aux nochers de l’histoireCédez avec respect !
Un Dédale nouveau sur des ailes nouvelles,
Des ports de la Castille, ü la voix d'isabelles,S'élance sur les mers;