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Et ce mortel, vainqueur d’Eole et de Neptune,Fixe au char de ses rois la volage fortune ,
Et double l'univers.
Dans les combats du Cirque et les jeux de la scène,Tel qu’on voit tout à coup paraître sur l’arèneUn superbe ge'ant ;
Aux bords de l’Occident, loin des champs de l’aurore,A la voix de Colomb, un monde vient d’éclore,
De sortir du néant.
Mais de ses rois en vain il accroît la puissance}Il meurt: et ce Typhis emporte en récompenseDes fers dans son tombeau.
Un nautonier obscur traverse l’Atlantique,
Et donne, en se jouant, le beau nom d’AmériqueA ce monde nouveau.
Cortez , dans ces climats, suivant de près ses traces ,Partage de Colomb la gloire , les disgrâces ,
Et l’oubli de ses rois.
Et nouveau Jupiter , armé de son tonnerre,
Sur des monstres ailés il parcourt cette terre,
Et lui dicte des lois.