SUR LES CEREMONIES DES JUIFS &c. iòj
Le TALED ou VOILE ; les ZIZITH ou HOUE ES;les TEFFILINS ou FRONTAUX ; Eí? quelques autresUSAGES qui regardent la PRIERE.
Le (a) Taled est un Voile blanc & quarté ávec des còrdons & des houpes;Les Juifs s’en couvrent la tête a la Synagogue pendant la priere , ou l’entortil-lent autour du cou. torique Moïse retourna de la Montagne de Sinaï au Campdes Israélites, après avoir eu llionneur de s entretenir immédiatement avecDieu, la gloire de la Majesté Divine parut fur le viíàge de ce grand Législateur,& le peuple en fut ébloui, (h) Moïíè fut obligé de se couvrir la face d’un voi-le, & c est là, suivant quelques Docteurs, la premiere origine du Taled, On acru encore que le Taled avoit été inventé pour empêcher les distractions dans lapriere : auslì voit on que les dévots s’en couvrent entierement. Quoiqu’ií ensoit, autrefois les Juifs portoient un habit quarté. Une houpe pendoità chaque coin de cet habit , qui íèrvoit à distinguer le Juif. Dans la fuitel’habit fut dégradé ; le voile lui succéda à la Synagogue ; mais l’habit quar-té ne fut pas absolument suprimé.- on le convertit en un simple quarté d eto-fè, dont Léon de Modene nous donne la description. Le Juif fidelle doit le por-ter continuellement, parce qu’il lui íèrt de préservatif contre les tentations & l’em-péche de pécher. Les cordons avec les houpes qui accompagnent ce quarté Rap-pellent Zizith. Chaque cordon du Zizith a cinq nœuds, à cause des cinq Li-vres de Moïse. En le vêtant il doit pendre devant & derriere, car le véritableJuif doit être muni & environné des Préceptes de la Loi comme d’un rempart.Nous laissons les autres Allégories, (c) Le matin en se le mettant, on doitdire, Dieu soit heni , qui nous a fanclifé par sa Loi , a ordonné que nous vêtions leZizith. Cette Bénédiction doit se dire en le regardant, & s’achever avant que delavoir entierement íùr le corps. Il y en a même qui le baisent en prononçant laBénédiction.
Le Zizith renferme les 6 13. préceptes de la Loi. {d) C’est-ce que les Sagesd entre les Juifs ont pris la peine de calculer. De là une nécessité absolue d’êrretoujours couvert du Zizith d’en observer la dévotion ; car le Juif qui est ex-act íur cet article observe en même tems les 6 13. préceptes, & la conséquen-ce est évidente. Nous renvoions à (e) Buxtorse , qui rapporte des preuves dela force du Zizith tirées des Ecrits des Rabins.
Léon de Modene a donné une deseription exacte des Teffilins , que les Greqsont appelle Phylacleres. C’est une chose très sacrée chez les Juifs, &c dont onfait remonter 1 institution jufqu’à Moïse, en vertu de ce qu’il dit au Peuple :Vous lierês ces Parolles pour fgnes fur vos mains. Elles vous seront comme des Fron -taux entre vos yeux. Vous les écrirés fur les pôtaux de vos portes.
Le Tejjilin du bras se met le premier, ensuite celui de la tête. Au contraire estles quittant, celui de la tête sote le premier , ensuite celui du bras. L’Ancrequi íert a ecrire les passages enfermés dans les Teffilins doit être noire Sc très pu-re. Les lettres doivent être séparées Sc bien distinctes. Il seut écrire ces passages
V 2. de
(a) Voi. la Planche.
CÔ Exode Ch. 34. v. 30. & f L1 ; v _
queues Ca P* 9- Les Juifs Portugais n’obsrrvent pas ces pratiques avec autant de scrupule
(d) Biixtorf. in Syn. Jtid. Cap. p,
CO In Syn. Jud. Cap. A.