x 14 SUITE DE LA TROISIEME DISSERTATION
telle ; car elle témoigne l’envie qu’on a de plaire a Dieu en se réjouissant en tou-tes maniérés. Ceux qui ont le bonheur de voir ce travail du Sabbat couronnéde quelque fruit, peuvent s’assurer qu’ils mettent au monde un Elu dans la foi Ju-idaïque , un enfant de la Grâce , un disciple accompli des íàges, èc qui le de-viendra lui-mcme infailliblement : mais il faut que (a) l’eíprit & le cœur s’éle-vent à Dieu, Sc sc maintiennent dans l'élévation, pendant que l’hommage con-jugal sc rend mutuellement.
Les prières & les bénédictions du Sabbat font plus nombreuscs que celles dela scmaine. On doit convenir quelles feroient généralement bonnes ôc édifian-tes, fi 1 orgueil Phariíâïque n’y entroitpas. Les Juifs remercient Dieu de ce qu’enles scparant des autres Peuples il s’est rescrvé & choifi leur Nation scule a 1 exclu-sion de toutes les autres. Leurs prières n oublient guereáf cette distinction, & quel-qu’humiliés qu’ils prétendent paroître aux yeux de Dieu, ils sc regardent commefort au dessus du reste des hommes, (b) On peut sc diípenscr de prendre scsPhylactères le jour du Sabbat.
(c) La grande Cérémonie du Sabbat est celle de montrer la Loi au Peuple?Le Chazan fait cette Cérémonie , L5 dit à l’Assemblée , Voici la Loi , que Moïse amise devant les Ensans dljrael , la Loi de l’Eternel es parfaite &c. Après lavoirmontrée, il la posc fur le pupitre , & appelle (d) sept personnes de l’Assemblée,pour lire la Section du jour. Le Cohen lit le premier, un Levite fuit, les sé-culiers viennent après, (e) Une huitième personne fait la lecture de quelques pas-sages tirés des Prophètes, & cette lecture s appelle Haphtara. Tout le monde peutêtre admis à ces lectures excepté les femmes. Après la Lecture le Chazzan élevele Livre de la Loi & donne la Bénédiction au Peuple. On scrre ensoite ce íàintLivre Le l’on récité des prières.
On prêche le jour du Sabbat Le les autres jours foiemnéîs. Les Sermons sc fonten langue vulgaire, mais on rapporte en Hebreu les passages de la Bible Le desDocteurs de la Loi. Ces Sermons sont chargés souvent de citations inutiles.Des idées obscures, Le très fausses, beaucoup de bruit Le d’agitation pour expri-mer un galimatias difficile á deviner, font quelquefois le mérite du PrédicateurLe de son Sermon. Il faut attribuer cela au mauvais genre d’étude que les -Ra-bins ont choisi.
Le jour du Sabbat (s) on a une eípece de commémoration des morts, oumême une priere pour eux. On fait alors beaucoup d’offrandes Le de charités.Des Juifs habiles Le dignes de foi nous ont assuré, que cette coutume est pure-ment politique Le n’a été introduite chez eux que pour mettre à profit la vanitédes personnes riches Le distinguées, qui affectent de s élargir en ces occasions.C’est là le piège où sc prennent ensuite les superstitieux.
Après les prières du soir la bénédiction sc donne une sceonde fois, Le lesJuifs rendent unanimement grâces à Dieu. Tout ce qui sc pratique ensuite dereligieux sert à scparer le jour du Sabbat d’avec la scmaine suivante, Le s appellefíabdalla. Quoique Léon de Modene ait (g) décrit cette Habdalla , nous la décrivonsencore une fois scion Buxtorse , qui la rapporte de la maniéré que les Juifs
AI-
(a) Buxtorf. Syn. Jud. Cap. 1;.
(b) Buxtorf. Cap. 16. Syn. Jud.
(c) Bafnage hist. des Juifs. Lib. 6 . Ch. 14.
(d) Dans les jours de Fêtes on appelle plus ou moins de personnes à cette lecture, & le nombre dépendde la solemnité du jour. Le premier jour de la Lune on en appelle quatre ; le jour des expiations six &c,
CO Léon de Modene ci-devant. p. I Z.
(/( Buxt. Syn. Jud. Cap. 16.
(g) Von de Modene ci-devant. p.