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[Volume I.]
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120 SUITE DE LA TROISIEME DISSERTATION

regarder. C’est ainsi que la main de Dieu couvrit la face de Moïse lorsque cesaint Législateur (a) s’humilioit devant lui â cause des péchés des Israélites. Ily a beaucoup d’aparence que c’est-lâ la vraie origine de cette coutume.

Après la Bénédiction le Chazan monte en chaire Sc. sonne du cor, Sc Ionfête la Nouvelle Lune , austì-tôt que la soíemnité de ì Expiation est finie. Quel-ques Juifs preparent les Tentes pour la Fête des Tabernacles immédiatementaprès Y Expiation.

Un Juif qui a parfaitement rempli la tâche de la pénitence que la Synagogueordonne pour le Chippur, est un homme qui doit regarder impunément du hauten bas tout le commun des Dévots ; car la voix divine l’assure, (b) que désormais ilpeut mander son pain avec joie , ^ Dieu accepte ses bonnes œuvres. C’est-lâ le

pur Phariseistne : mais il faut excepter quelques personnes dune dévotion plusdifficile, qui voudroient que l’on se repentit d’une maniéré si efficace, que la mi-séricorde Divine ne fut jamais exposee á des retours â elle de 2.4. heures.

La F Ê T E de P A Q U E S.

Les Juifs observent très religieusement cette Fête. On fe pourvois au moinstrente jours â l’avance du grain nécessaire pour les Azymes, Sc la précautionque l'on prend pour le choix Sc la conservation de ce grain est toute extraordinai*re. (c) Par exemple on ne le porte point au moulin lur le dos d’un cheval sensbast, de peur que le grain ne s’échauso : îl faut découdre , laver, Sc recoudreensuite le sec où l’on a tenu le grain d’une Pâque â l’autre. Les examens du le-vain sont infinis & les sorupules qu’il cause aux Juifs d’une Religion un peu dé-licate ne font pas en petit nombre, (d) Le Soleil n’est pas ailes lumineux pouréclairer les trous Sc les fentes du logis , où malheureusement il pourroit s etreglissé des miettes de pain levé: on lui associe (e) la chandelle, Sc pour peu quele pere de famille soupçonne se vue de foibleíse, il ne seit pas difficulté de pren-dre des lunettes, pour mieux examiner les fentes Sc les interstices des murailles.Encore fe défie t-il d’un examen si exact j car après avoir fureté par tout, denuit, de jour, â la faveur du Soleil, avec la chandelle , les lunettes sor le né , ildemande â Dieu qu’il lui plaise de suppléer au défaut de l’examen ; que tout cequ il y a de pain levé dans la maison , tant ce qu il a trouvé , que ce qu il n a pas trou~vé 3 devienne comme la poudre de la terre & s*anéantisse.

Le Sabbat qui précede les Vaques , (e) est appellé le grand Sabbat. On prêche alorsfur l’ Agneau Pascal. Deux jours au moins avant Pâques 011 nettoie ou même l’onrenouvelle souvent tous les ûtanciles. Les Juifs ne sont pas moins scrupuleuxfur la composition des pains Azymes que sor la recherche du pain levé Sc sor lapréparation du grain. L’eau qui doit servir â faire la pâte des Azymes est exami-née Sc conservée avec tout le soin possible. Il n’y auroit pas de mal que celuiqui la puise (f) élevât en même tems son cœur â Dieu, Sc s’il faisoit se priereâ demi-haut, l’eau n’en feroit que meilleure. Le Maître du logis, ou le Pere defamille, fera fort bien de contribuer en quelque maniéré â la façon des Azymes:

s’il

(a) Exode Chap- ?Z-

(b) Btíxt. Syn. Jud. Cap. 26.

CO Bajhage hìft. des Juifs- Lib. 6 . Ch. 9.

(d) Les Juifs Allemans observent ces pratiques avec beaucoup plus de foin que les autres-f O Elle doit être de cire.

(/) Buxtorf. Sp. J»d. Cap. 17- (&) Idem. Ibid-