i4o SUITE DE LA TROISIEME DISSERTATION
que le Cîrconcìseur jette le prépuce. On l’abandonne au Diable avec le íable duplat, afin d’accomplir la malédiction conçue contre le serpent en ces termes ; Tu•mangeras la soujjtere , &c. D autres disent avec quelque aparence de raison , quecette partie jettée dans le fable est une représentation allégorique de la nombreusepostérité promise aux Juifs, & dont il est dit quelle seroit comme le fable de la Mer :enfin il en vient un qui porte le baíïìn où sont l'buile, le charpi 8cc. On con-tinue de chanter en attendant l’arrivée de la Marraine, qui ne passe pas la portede la chambre où la Circoncision doit se faire. Après cela on acheve la Cérémo-nie de la maniéré qu elle est representée dans cette figure. Léon de Modene l’atrès-bien décrite : ainfi il ne nous reste presque rien a y ajouter.
Lorsque la plaie a été lavée 8c bandée, le Pere rend grâces a Dieu 8c le priede bénir l’Ensent. L’astemblée joint ses vœux a ceux du Pere. Le Circonáseurfait austi une priere pour le petit circoncis, après s’étre lavé les mains & avoirpris du vin &c. de la maniéré que (a) Léon de Modene l’a expliqué. On disesere jufqu’a la convalescence la Circoncision d’un Enfant malade : mais cepen-dant on ne fauroit être censé Juif sens la Circoncision , de même que l'on neiauroit être un véritable Chrétien sens le Baptefme. Si l’Enfant meurt sens la Cir-concision , les soifs scrupuleux lui ôtent le prépuce avant que de l’enterrer 8c luidonnent un nom, afin que ses Parens puissent le réclamer a la résurrection.
En quelques Païs toute l’Aísemblée est debout pendant la Cérémonie de laCirconcision, excepté le Parain qui est astis.
Il y a quelque difference dans la Bénédiction qúe l’on donne aux Bâtardsnouvellement circoncis. On les croit indignes dune partie des Bénédictions quel’on distribue pour les ensens légitimés.
Il y a des Ensens qui naissent circoncis. On seit â ceux-ci une legere in-cision , pour tirer au moins quelque peu de seng de la partie.
Il en est de cette Cérémonie, comme de toutes les autres. Elles acquièrent in- ^sensiblement une autorité immense, qui dégénéré presque en tirannie, 8c qui faitqu’ensin elles tiennent lieu de vertu 8c de Religion.
Le BAIN de s femmes pour leur PURIFICATION.
Léon de Modene a parlé (b) de la Purification des sommes. Nous donne-rons quelques échantillons des précautions scrupuleuses quelles doivent prendre,afin que le bain qui doit les purifier ne leur soit pas inutile, (c) Il seut quel’eau passe absolument sor tout leur corps, 8c même il sera bon quelle pénétrédans l’mtérieur. Elles auront soin de tenir de tems en tems la bouche ouverte,detendre les bras, d’élargir les doits, de hausser 8c de baisser les deux feins,afin qu’ils ne cachent aucune saleté. Si quelqu’accident les surprenois dans lebain, il seudroit observer de ne pas les toucher sens serre lavé les mains. Lafemme qui se baigne doit en avoir une autre pour témoin de la régularité dubain. Cette ablution est accompagnée des Bénédictions convenables. Il est bond’observer que les Allemandes diffèrent en quelque chose des Portuguaises.
(a) Dissertation far les Cérémonies des Juifs. Ch. 8. 4. partie.
(b) Difertation far les Cérémonies. Ch. 5. 4. Part,
(c) Buxtorf. Syn. Jud. Cap. 5.
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