SUIVANT LES PRINCIPES DES CATHOL. &c. 13
„ l’Eglise ancienne à imposer aux penitens les peines qu’on appelle cano-,, niques.
„ Quand donc elle imposé aux pécheurs des oeuvres pénibles Sc laborieuses,
„ & qu ils les subissent avec humilité, cela s appelle satisfaction ; ôc lors qu’aiant,, égard, ou a la ferveur des penitens, ou a d autres bonnes œuvres qu elle leuri, prescrit, elle relâche quelque choie de la peine qui leur est dûë^, celâ sappel-„ le Indulgence.
„ (a) Le Concile de Trente ne propose autre choie â croire fur le sujet des
i, Indulgences, sinon que la puissance de les accorder a été donnée à t Eglise par Je-
j, sus-Christ , & q ue l’usage en ejlsalutaire • â quoi ce Concile ajoute, qu ildoit être retenu , avec modération toutefois , de peur que la discipline Ecclefiajlique
,> ne soit énervée par une excessive facilité: ce qui móntre que la maniéré de dis-penser les Indulgences regarde la discipline.
„ ,3 Ceux qui serrent de cette vie avec la grâce Sc la charité, mais toutefois re-„ devables encore des peines que la justice divine a réservées, les seussrent en l’au-„ tre vie. C est ce qui a obligé toute l’Antiquité Chrétienne â offrir des prières,à, des aumônes Sc des sacrifices pour les fidelles qui font décedez en la paix Sc en,3 la comunion de l’Eglise , avec une foi certaine qu’ils peuvent être aidez par„ ces moiens. {b) C’est ce que le Concile de Trente nous propose â croire tou-„ chant les âmes detenuës dans le Purgatoire, sens déterminer en quoi consistent„ leurs peines, ni beaucoup d autres choses semblables fur lesquelles ce saint„ Concile demande une grande retenue, blâmant ceux qui debitent ce qui est,3 incertain Sc suspect.
33 Les Sacremens de la nouvelle Alliance ne íbnt pas seulement des signes se-» crez qui nous representent la grâce, ni des sceaux qui nous la confirment,33 mais des instrumens du Saint Esprit qui servent ânous Rappliquer, ôc qui nous33 la confèrent en vertu des paroles qui se prononcent, ôc de faction qui se fait33 fur nous au-dehors, pourvu que nous n’y apportions aucun obstacle par nô-33 tre mauvaise disposition.
„ Lors que Dieu attache une si grande grâce â des signes extérieurs, qui33 n’ont de leur nature aucune proportion avec un effet si admirable, il nous33 marque clairement, qu outre tout ce que nous pouvons seire au-dedans de,, nous par nos bonnes dispositions, il seut qu’il intervienne pour nôtre sencti-„ fication une opération ípeciale du Saint Esprit, ôc une application singulière33 du mérite de nôtre Sauveur , qui nous est démontrée par. les Sacremens.33 Ainsi l’on ne peut rejetter cette doctrine, sens faire tort àu mérite de Jesus-33 Christ Le â l’œuvre de la puissance divine dans nôtre régénération,
33 Nous reconnoiílòns sept signes ou cérémonies secrées établies par Jésus -33 Christ, comme les moiens ordinaires de la sanctification & de la perfection33 du nouvel homme. Leur institution divine paroît dans l’Eeriture Sainte, ou33 par les paroles expresses de Jesus-Christ* qui les établit, ou par la grâce,33 qui selon la même Ecriture y est attachée, ôc qui marque nécessairement un3, ordre de Dieu.
( c ) " Comme les petits enfans ne peuvent suppléer le défaut du Baptême par lesj, actes de Foi , d’Efperance , ôc de Charité, ni par le vœu de recevoir ce Sa-
D 33 cre-
U) Contin. SeíT. 25. dec. de Induh.(A) Sess. 25. de Purg* *
(c) Le Baptefme.
Tome I. L. Partie .