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[Volume I.]
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66 SUITE DE LA DISSERT. SUR LES CEREM.

Dieu un Courtiíân délié. Le Bréviaire ne s’accorde pas non plus avec cette agréa-ble galanterie , qui fait souhaiter dans les parties de plaisir TEcclesiastique qui lapoflede, 8c lui dévoue les Dames.

L’Office doit íè dire debout íùivant Tordre ancien de TEgliíè : on ne fléchit lesgenoux que les jours de pénitence. Ceux qui ont écrit des Cérémonies de TE-glife disent (a) que la génuflexion signifie tristeflè 8c abatement : mais être deboutmarque la joie 8c lelevatioil de Teíprit a Dieu. Cette posture marque austì la ré-surrection, qui est Tobjet de la foi Chrétienne .

(b) L’Office est composé de íèpt heures en comptant Matines 8c Laudes pourune, 8c de huit en les divisant. Dans les premiers Siécles de TEgliíè il n avoirque six parties, qui étoient pour le jour Tierce , Sexte , Nones , pour la nuit lesprières du íòir, celles de minuit, celles du matin. Maintenant on les divise eníèpt ou huit, comme nous venons de le dire. Matines pour la nuit, Laudespour le commencement du jour, Prime , Tierce 3 Sexte , None pour le jour, Vê-pres pour le soir 8c Complies pour Tentrée de la nuit. Ceux qui ont écrit tou-chant les Cérémonies veulent encore que Matines repreíèntent ce qui s’est passé lanuit de la Bastion , que Laudes soient destinées a honorer la Résurrection de J. C.Primes d considérer l’indigne traitement qu’il reçut dans la maison de Caïphe, 8cà s’humilier á la vûë de ces outrages. L’Oífice de Tierce est particulièrement desti-né a rendre grâces a Dieu de la sanctification de TEgliíè par le Saint Eíprit. Sextehonore le crucifiement de N. S. None le mystère de ía mort, qui arriva à cetteheure la j Vêpres son avenement , qui, íèlon le Chant de TEgliíè, s ’efl fait fur lesoir du Monde. L’Heure de Complies a été instituée pour demander a Dieu íà pro-tection durant la nuit, comme on la lui avoir demandée à Prime pour la jour-née. La vraie heure de dire Matines est la nuit. Laudes , que Ton a, pourainsi dire, incorporées â Matines , íè disoient au point du jour. Ces deux Offi-ces aiant pris le nom commun de Matines íè récitent vers la fin de la nuit.L’heure de Prime est auífi-tôt après le lever du Soleil, a cauíè de quoi elle est ap-pellée Prime , par ce que les anciens commençoient le jour au lever du Soleil 8cle divisoient en douze heures, qui étoient inégales íèlon que les jours étoientplus ou moins grands : ainíi Tierce est la troisième heure du jour 8c répond àneuf heures aux équinoxes : Sexte la sixième heure du jour 8c toujours midi : No-ne la neuvième heure , ou environ trois heures après midi : Vêpres est sor le soir8c Complies après le coucher du Soleil. On obíèrve de dire les (c) Oífices de cesheures à peu près dans les tems que nous venons de marquer. ,

Non íèulement les Ecclésiastiques qui sont dans les Ordres Sacrés, mais en-core (d) les Religieux 8c les Religieuses qui ont fait profession, 8c toutes les per-sonnes qui postedent des Benefices íè trouvent obligés de dire l’Office. Tous ceuxqui négligent de le dire sont coupables de péché mortel, 8c doivent restituer les re-venus de leurs Benefices ; a moins qu’ils n’aient fait dautres fonctions dépendan-tes de ces Benefices, ou que (e) fies empéchemens valables ne justifient Tinaction

de

(à) Rituel à’Alet.

(b) Ibid.

(c) Excepté Vêpres , qui, pendant le Carême se disent avant le dîner , à cause de ceux qui ne peuventsoutenir le jeûne ordonné par l’Eglise jusqu’à l’heure ordinaire des Vêpres. En hyver, c’eft-à-dire, depuisla Toussaint jusques à Pâques les Vêpres se chantent à deux heures, Le aux autres tems â trois. Après les Vê-pres les Curés ou les Vicaires doivent faire lTnstruction , à moins qu’elle n’ait été faite après le Prône de laMesse. Lá prier e du soir doit suivre.

(d) Rituel à’Alet.

(e) Tels peuvent être divers accidens causés par des maladies ; comme par exemple, la perte ou la diminutionde la vuë. Mais supposé qu’un décès Ouvriers Euangeliquesl’eut perdue par quelque débauche signalée, ou qu’il

k la fut affoiblie considérablement en réitérant avec trop d’affiduité les Ables de charité des Cordeliers de Cata-logne,