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[Volume I.]
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72 SUITE DE LA DISSERT. SUR LES CEREM.

Peuple- On y place quatre, six & sept luminaires, plus ou moins , suivant la íò*lemnité du jour.

5. Le Vestibule est entre le quarré (feptum) sous les degrés du Presbytère,C’est la que íbnt les (a) Cameriers & les Avocats.

6 . Le Couroir ou Vallée. Elle va depuis la porte juíqu’à l’Autel.

7. Le Choeur est destiné a la Musique.

8. La Tribune ; où est l’Autel. Il y a là un (b) siège pour le Célébrant.

L’Autel est,orné de (c) stpt Chandeliers garnis de Cierges : nombre mysté-rieux, que des raisons solides justifient. L’uíage des luminaires fut établi par lesApôtres, qui Ta voient pris des Juifs. Cest une remarque du Cardinal Baronius *On ne doit pas avoir moins de deux Chandelliers à T Autel- mais quand il y êna quatre, cela represente les quatre Evangélistes, qui ont éclairé l’Eglife par leurDoctrine, & c’est encore pour Cela que les anciens Chrétiens donnoient la formedes quatre animaux d’Ezechiel aux pieds des Chandeliers qui strvoient à éclairerleurs Cérémonies Religieusts. En certains jours solemnels on poíè six luminai-res sor le grand Autel de quelques Eglises. C’est une imitation des six branchesdu Chandelier Mosaïque, dont il est parlé au Chapitre z5 de l 'Exode. Un Evê-que qui célébré pontificalement a sopt Cierges qui l’éclairent. (d) La Croix doitêtre poste devant le Cierge du millieu, plus élevée que les Cierges : mais à l’é-gard de l’Autel de la Chapelle du Pape , bien qu’il y ait déja sept Cierges sorcet Autel, stpt Acolytes vont devant la Croix & (<?) le Diacre, qui doit chan-ter l’Evangile , aiant chacun son Cierge à la main. Lorsque le Pape chante laMesse, on en ajoute stpt autres, & à Vêpres six.

A legard de la Croix qui st met devant les Cierges, l’ustge en est sort ancien& transmis depuis les Apôtres jusques à nous par la tradition, stlon le P. Bonan-ni j astn que le Prêtre qui célébré le myfiere de la Messe ait toujours devant les yeux lapassion de Jesus-Christ, dont la Croix & le sacrifice de la Messe sont les images.C’est ainsi que s’exprime le Cardinal Bona, Une preuve qui nous persoade quela Croix est une partie essentielle du culte Religieux qui st pratique à l’Autel, c’estle miracle dont le (/) Pere Gretzer nous a conservé la mémoire. Un Prêtre Es-pagnol sut obligé de dire la Messe devant me personne de distin&ion , mais la.Croix aiant été oubliée , il n osa jamais entreprendre la célébration. Un Ange } quivit l’embarras de ce saint Prêtre, alla aujst-tôt chercher me Croix la posa fus t Au-tel à la viie de tout le Peuple. Cette Croix se conserve très religieusement & conti-nue d'être îobjet de la vénération des stdelles.

, (g) Le

^ d) Cubicularìi Togdtì. .

(b) Faldiftorium, d’où peut-être on a sait fauteuil. On nous dit que ce Siège portatif & qui sert, aux fon-

ctions de l'Evêque reprefente fa Dignité , son pouvoir, le respect qui lui doit être rendu.- Nous devonscette curieuse recherche au savant Cafalius, qui a traité des Rites de l’Eglife Chrétienne. C’est lui encore quía trouvé l’indépendance de l’Egliíè dans la figure du Siège Episcopal. II nous fait remarquer que ce siègen’est apuié d’aucun côté , & de là il conclud que ce siège reprefente l’Eglise , qui n’a aucun apui visible,c’est-à-dire, selon ce Prélat, qu’elle ne dépend nullement des hommes & qu’elle ne doit absolumentreconnoî-tre que l’autorité de Jesus-Ghrist Maître Souverain du Monde, qui dans la fuite a cédé son Empire tem-porel à S. Pierre & à ses Successeurs. '

(c) Les Lampes & les Cierges, qui éclairent les mystères religieux , ont souvent fourni de l’huíle & dela cire pour divers miracles, au raport de Cafalius dans son livre des Rites de l’ancienne Eglise. Les Diablesen ont été chassés, les morts ressuscités & les maladies gueries. Ce Prélat nous assure encore que la lumière desCierges est le type de la lumière Evangélique, qui a dissipé les tenebresde l’infidélité &del’ignorance. Le PereBonanni, qui nous fournit la matière de cette Description, cite un passage de Macri, d’où l’on peut çonclurreque les sept Chandeliers avertissent l’Evêque qu’il doit être orné des sept dons du S. Esprit, & cette.penséeest selon lui d’autant plus juste, que des Peres de l’Eglise l’ont eue à l’égard du Chandelier Mosaïque

(d) Pifcara Praxis Ceremoniar . pag. 29. . -v.

(O Id. Ibid.

(f) Bonanni. Ch. ii 6. de sa Hier. Eccles.