DES CATHOLIQUES ROMAINS. 87
Le Chœur est pour le Clergé en íurplis; Le haut de la nef pour les hommes^& la plus basse partie pour les femmes.
L’Aflèmbléé doit être a genoux depuis le commencement de la Meíîè jusKyrie-, debout pendant 1 aspersion de 1 eau benite; à genoux pendanr l'O-raison qui la fuit ; debout au gïoria in excelsis ; a genoux pendant les Oraisons,.Au commencement de PEpître elle peut s’aflèoir jusqu a l’Evangile. Pendantl’Evangile elle est debout. Elle est assise pendant le prône, 8c a genoux pen-dant les prières. Elle est debout pendant que le Prêtre récité les premieíes pa-rolles du Credo. Elle s assied ensuite , íè met á genoux &: s’incline même lorsqu’on chante & incamatus es &c. il a été conçu du S. Esprit. On petit íè rasseoirensuite jusqu a la fin du Credo , mais on fè releve jusqu a ce que le Prêtre ait ditOremus. Le Peuple s assied encore jusqu a la Préface 8c pendant la Préfacé il estdebout. Il fe met a genoux au Sanctus , fe tient ainsi juíqu’après’ la Communion^s assied après que le S. Sacrement a été remis dans le Tabernacle ; íè leve quandle Prêtre dit Dominus c voUscum \ íè met a genoux júíqu après la Bénédiction duPretre; fe releve 8c íè tient debout pendant le dernier Evangile. Voici le fruitqu on peut tirer de ces differentes postures que l’Egliíè fait obíèrver pendant laMeíîè. Etre a genoux marque l'bumiliation 8c la pénitence du fidelle : être de-bout marque la confiance avec laquelle nous devons adreílèr nos prières à Dieu 8cle courage avec lequel nous devons executer íà volonté : être assis signifie la fer-meté qu’il faut avoir pour períèverer à le servir.
Pendant la Messe il doit être défendu de parler 8c de discourir, de regarder decôté 8c d’autre, de íè tenir en des postures indécentes. Une femme doit éviterd’y estàier la force de íès attraits, 8c ne point faire usage de íòn pouvoir en preíèncede l’Etre suprême. Pour les hommes., armés de la modestie Chrétienne, ils doi-vent travailler a repousser les armes de la Coquetterie. Leurs yeux , s’il est
Î íermis de parler ainsi, doivent ignorer les êtres de la Paroiíïè , ne pas savoir oùes Dames peuvent être vues , ni en quel endroit ils pourront en être vus. Deshabits superbes, une gorge nue, des yeux'vifs , petillans f noirs 8c amoureux nepeuvent que débaucher le Chrétien du Service Religieux.
La Modestie du Prêtre n’est pas moins recommandable. Un Prêtre íraix, quijouît d’une íânté que l’on peut appeller agréable, 8c qui fait mettre a profitles talens de la nature , dont la voix flexible 8c harmonieuse íè fait écouter, quiafècte d’avoir une dévotion douce 8c polie , qui leve les yeux au Ciel avec unehumilité toute afable , distribue la Communion d’une main potelée 8c blan-che dont il fait parade , accompagne d’un œil tendre 8c amoureux la bénédictionqu’il donne au peuple, & lui témoigne par des gestes éloquens, mais étudiés àloisir, qu’il ne pensé qu a le sauver : un tel Prêtre fauve peu dames 8c a beau-coup de peine à sauver la sienne.
Les avantages de la Meflè font la participation a l'Oraiíòn publique 8c com-mune, l’union réciproque de tous les fidelles, l’édification qu’on reçoit les-unsdes autres , la íè)umiísion 8c l’obeïíïànce que l’on rend publiquement à l’Egliíè.11' ne faut pas regarder comme un défaut l’uíàge qui s est établi depuis long-temsde dire la Messe en langue Latine, qui maintenant n’est entendue que de la moin-dre partie de l’assemblée. Il en resulte au contraire un avantage que les Juifs con-Doissent auísirbien que les Catholiques. Ceux la font leur service en Hebreu ;^ parce que cette langue est ignorée de beaucoup de Juifs, on a recours à destraductions en langue vulgaire par le moien deíquelles le Juif peut suivre exacte-ment le Rabin. Les Heures en langue vulgaire font d’un pareil usage auCatholique j fans parler de la Dévotion méchanique, excellent guide , de la plus
Y 2 . gran-