DES CATHOLIQUES ROMAINS. 97
de i’eaú & du vin > la consecration du Calice , les encensemehs j & tout cèqui se fait jusqu a la fin de la Messe ; parce qu’il n’y a plus rien qui la distin-gue des autres. Pour concluíion le Saint Pere ( a ) répand stir les fidelles del’Assemblée plusieurs années d’Indulgences ôc quelques quarantaines de para-dons.
La M E S S E des MORTS.
Les Rubriques du Missel (h) défendent de dire des Messes des morts les Di-manches , & les Fêtes doubles. On ne doit point dire de Messe des morts lesjours de Noël, de l’Epiphanie, de Pâque, de l’Aícension &c. S’il n’y a qu’uneMeíîè dans une Egliíè Paroissiale, il ne faut pas la dire des morts ; parce quepour soulager un mort, il n’est point juste de priver des milliers de fidelles vi-Vans des fruits salutaires de ce mystère sacré. Nous renvoions aux Rituels ceuxqui voudront s’instruire du détail de toutes les Messes qui se disent póur les dé-funts. Nous ne parlerons pas non plus des richesses quelles apportent aux Ec-clésiastiques. On peut assurer, fans toucher a la dignité du Sacrifice très-reípecta-ble de la Messe, que celle des morts leur est un véritable Perou dont ils doi-vent la découverte â la superstition des bigots. La charité de quelques-uns de cesbigots va ( c ) jusqu a communier pour les morts, dans l’eíperance de les soulagerpar un acte de Religion que Tesos-Christ n’a institué que pour les vivans: mais ce.n’est pas là le seul abus auquel on expose la Messe. En voici d’autres remarquables.Des plaideurs, qui plaident l’un contre l’autre pour un procès, font dire chacun laMesse pour le gagner. On la fait dire pour retrouver des choses perdues. Onla fait dire du S. Esprit pour découvrir un voleur , ou pour empêcher qu’il nes éloigné du lieu ou le vol a été cômmis. En Italie on en fait dire de S. Antoinede Padoue pour retrouver ce qu’on a perdu. On peut encore chercher l’originede ces pratiques dans l’avarice des Prêtres, qui a multiplié les Messes au point oùnous les voions. Cette vérité est dure & fâcheuse à dire : mais peut on sousiirque le Christian isole devienne le jouet de quelques hommes?
Pour sojet de cette Description nous choisirons {d) la Messe des Mortsla plus solemnelle , celle qui est celebrée par un Evêque. La tristesse dela Cérémonie ne permet pas que l’Autel reçoive aucun ornement écla-tant- On n’y voit ni fleurs , ni festons , ni Reliques , ni Images»Une Croix au millieu de six Cierges de Cire jaune fait toute la décora-tion. Deux autres Cierges pareils éclairent sor la Credence, qui est cou-verte d’une petite nape , fort simple, & où , pour toute parure , on ne
tNet que ce qui est indiípeníâblement necestàire pour cette Cérémonie lugubre jc °tnme un Missel,un vase d’Eau benite, un Aípersoir, un Encensoir, une Na-vette, un drap noir qui doit servir pour faire l’absolution. Les Acolytes étendentt*n drap noir fur l’Autel, l’Evêque célébré en noir. Après la Messe, on le re-Vet d’un Pluvial de même couleur : les Paremens de ses Ministres, du Siège Episco pal L5 des Livres Pontificaux sont aussi noirs ; l’Evêque, qui célébré cette Mes-se
UwzíW/í plenariam ìndulgentiam tot aunos j & totìdem quadragenas de vera indulgent ia. Cerims
(b) Baudrj Manuale Carem.
de la plus nécessaire de toutes les Dévotions.
S ) Cette Description est tìree du Cerem. Episc. & de Baudrj.
Tome I. z. Partie . B b
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