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[Volume I.]
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i IO SUITE DE LA DISSERT. SUR LES CEREM.

diction de ce métal, & c’est en fàiíànt ces quatre Croix que ìe Célébrant honore laCloche d’une eípece de Bapteíme en la consacrant au nom de la Trinité, nom-mant le Saint qui íèrt de parrain à la Cloche, & qui d’ordinaire lui donne tonnom.

On parfume cette Cloche ainsi baptisée ou consacrée, & voici comment celaíè pratique. Le Thuriféraire avec l’encenfoir & la navette à la main s’aprochedu Célébrant qui est astis près de la Cloche. Celui-ci prend dans la navette delencens, de la myrrhe & de la pastille, met ces drogues dans l’encenfoiríànsles bénir & rend lenceníòir au Thuriféraire qui le met fous la Cloche afin quelle enreçoive la fumée : lapriere qui íè récité après une Antienne chantée avec une dévotionvehemente appelle ce parfum la rosée du S. Esprit. La Cérémonie du parfum est suiviede la Bénédiction de lencens & de la marche du Thuriféraire au millieu des deux Ce-roferaires, du Clerc ou du Sou-Diacre & du Diacre portant le Livre des Evan-giles, vers le lieu où l’on doit lire l’Evangile. Le Diacre donne le Livre a tenirau Clerc. Celui-ci est entre deux Ceroferaires, en forte, dit le Rituel, qu’ilstournent le dos au Septention : pour le Célébrant il est tourné vers le Diacre.Le Thuriféraire qui est à íà droite lui preíènte l’Enceníbir pour faire l’enceníè-ment ordinaire de l’Evangile. Après que l’Evangile est dit, le Clerc donne le Livre àbaiser au Célébrant. Le Diacre l’enceníè. Le Célébrant íè tourne vers la Cloche& fait le signe de la Croix íîir elle avec la main droite. Alors le Clerc lui rendson bonnet, & ils s’en retournent tous pour aller fe déshabiller.

Les Rituels nous aprennent que la Consécration des Cloches repreíènte celledes Pasteurs ; que l’ablution interieure & exterieure suivie de l’onction de l’huileexprime la sanctification de leur Baptême ; que les íèpt onctions en forme de croixtémoignent (a) que les Pajîeurs doivent surpasser le commun des Chrétiens dans lesgrâces du S. Esprit & en avoir la plénitude désgnée par les sept dons 5 que Pon-ction en dedans avec le Chreíme signifie la plénitude absolue du S. Espritdont l’Evêque íè trouve partagé par ion ordination. On croit sans peine queles parfums ne renferment pas de moindres mystères. La premiere idée qu’ilspreíentent c’est, que comme la fumée des parfums s’éleve juíqu’a la Cloche ôcla remplit, de même le Pasteur orné de la plénitude de l’Eíprit de Dieu reçoitle parfum des vœux & des prières du fidelle. (h) Ceux qui fe plaiíènt aux re-cherches mysterieuíès en trouveront plusieurs autres dans les Rituels.

(<r) Rituel d'sîlet.

(b) Pour lTnstruction du Lecteur nous allons donner en abrégé T Anatomie de la Cloche & de ses parties,suivant les découvertes que Durant a faites dans son Livre de Ritibus. Le métal signifie la force de l’enten-dement du Prédicateur ; íe batant qui frape de côté & d’autre, c’est la langue du Docteur. Le coup du bâ-tant , la censure que cette langue fait du vice ; ce qui tient le battant suspendu, la modération de lalangue du Prédicateur. Le bois d’où pend la Cloche reprefente le bois de la Croix. Les pièces auxquel-les ce bois est attaché sont les oracles des Prophètes. La ligature de fer qui attache la Cloche au bois de-signe rattachement du Prédicateur à la Croix de Jesus-Christ. La Corde avec laquelle on tire la Clocherènferme aussi de grands mystères : par exemple les trois cordons qui la composent sont les trois sens de l'E*.criture, savoir l’hiibrique, le moral & l’allegorique. ,