DES CATHOLIQUES ROMAINS, ny
glifè de S; Corneille. On en voir, dit on, trois autres à Rome, un a Milan,uú á Lisbone & un a Aix la Chapelle, la plupart connus sous le nom de Vè*ironique. Il y en a même deux en cette derniere Ville z l’un que l'on appelle leSaint Vêtement , dont Joseph d’Arimathêe enveloppa le Corps de Jesus-Christc n le mettant dans le íepulchre ; 1 autre • quils nomment particulièrement le S*Suaire , duquel la face de Sauveur a été couverte , (a) ôc que S. Pierrë , à cequ ils disent, trouva en un lieu séparé des autres Vètemensy pour me marque ajjùrée queJésus -Christ étoit ressuscité.
La BENEDICTION des HABITSPONTIFICAUX, &c.
Cette Bénédiction ne se fait que par l’Evêque, à moins qU’il ne la permettea un Prêtre. Celui qui la fait doit être revêtu du Surplis ôc par deíliis de l’E-tole d’une couleur convenable au jour. La Bénédiction ne différé pas des pré-cédentes On la donne à la clarté des Cierges avec l’afpersion de l’Eau Benite ôcquelques prières que l’on peut voir dans les Rituels. Tous les Habits depuis laMitre jusqu’aux Sandales reçoivent la même Bénédiction.
Nous renvoions après la Dédicace de l’Autel ce qu’il y a de particulier a la Bene*diCtiòn des Napes & autres Linges de ìAutel ; a celle des COrporaux &: des Pa-les , du Tabernacle y du Ciboire ôc de lâ Boite pour conserver l’Eucharistie ; á celleenfin des Vases pour mettre les saintes huiles. On ajoute a la Bénédiction (b) de laPatene & du Calice l’onction ôc le signe de Croix avec le Chreíme : après quoion frotte le Calice ôc la Patene avec de la mie de pain.
A l’égard de la BenediClion de ceux qui font destinés à la guerre sainte y comme lesChevaliers y ôcc. ôc de celle des drapeaux , toutes deux repreíèntées dans cette plan-chez voici ce qu’il y a de remarquable, (c) Lorsque l’Evêque bénit le nouveau (d)guerrier, il lui donne l’épée, que fa Grandeur a benite ôc consacrée auparavant pardispersion de l’Eau. En lui donnant cette Epée, l’Evêque l’exhórte à s’en servircontre les ennemis de l’fgliíè & de la Religion, pour la défense des Veuves ôc desOrphelins ôcc. après quoi elle est remise dans le fourreau, ôc l'Evêque la lui methii même au côté. Le guerrier , qui étoit a genoux pendant cette Ceremo-Uie, fè releve, tire l’épée du fourreau , la tourne trois fois en lait, ôc la passecnsià fur son bras gauche. L’Evêque, ce Guerrier del’Evangile, qui ne doits> armer que de Croix ôc de Bréviaires, prend alors avec intrépidité l’Epée maté-rielle , en donne trois petits coups à celui qui la doit porter, ôc l’exhorte à être un (e)Soldat de Paix. Après cela fa Grandeur remet l’épée dans le foureau , fouflette^gerement le Novice , l’exhorte a (f) veiller, ôc lui donne enfin le Baiser de| aix. Les Confrères de cet Initié dans la milice lui mettent les éperons aux pieds.L Evêque fait chanter une (g) Antienne, après laquelle il se leve de son siège ôc
F f z be-
(a) Voi. le petit livret intitulé Prône des Saintes Reliques, que le Prévôt de l’Èglise de N. D. donne auxevots qui vont visiter ces Reliques, & l’Ouvrage de Chifflet cité ci-devant.
G P^xis Cerem. L.s. Cap. z.
s C J P a P e ‘ Cetce bénédiction est tirée du Cérémonial Romain.
qy -1 Nous prenons ici le terme de Miles pour Soldat ou Guerrier, qui est fa véritable signification, quoi-
e ans k *~ u ' te on lui ait donné celle de Chevalier. Ceux qui savent l’origine des Chevaliers ne trouve»
r r a trange que Von ait traduit Miles P ar Soldat.
v e ) Efio miles pacificus.
(/) Exciteris d Somno.
h>) EH e commence ainsi , Speciojks forma &c. Tu es le plus beau entre les hommes , ceins Pépie fur ta cuisJ * « tres puijjant ! j.