Band 
[Volume I.]
Seite
128
JPEG-Download
 

128 SUITE DE LA DJSSERT. SUR LES CEREM.BENEDICTION des FONDEMENS de /'EGLISE

Lorsque le Pseaume est fini, le Célébrant marche l’asperíoir a la main tou-jours aíperíânt à droite Sc a gauche les fondemens de l’Egliíè. La Cérémonies’en fait avec la même régularité qui accompagne la Bénédiction de la premiere.pierre. En aíperíânt on chante PAndenne Sc partie du Píèaume 86. Après laConíêcration d un tiers des fondemens de l’Egliíê, répétition de l’Antienne. L’Ëvê-que ote la mitre, dit un Or émus, reprend une autrefois l’Antienne &la mitre, aíperíèun autre tiers des fondemens. Une autre priere fuit, puis T Antienne encore Sc unPseaume, qui est le i n. Troisième aípersion pour le dernier tiers de l’Edifice íâ-cré : alors le Prélat revient à 1 endroit où il a poíe la premiere pierre. L'Antien-ne est reprise, la mitre s ote , nouvelle priere, après laquelle l’Evêque entonne leVent Creator , Sc íè tient a genoux pendant qu on chante le premier Veríèt. Il íèleve au commencement du íècond Sc íè tient debout aiant la tête découvertejuíqu’â la fin de l’hymne : après quoi le Célébrant demande a Dieu que le SaintEsprit daigne habiter dans l’Edifice Sacré, que cette Maiíon de pieté soit inviola-ble , Sc qu’il la juge digne de jouir des bienfaits de íâ grâce &c. Un des bien-faits qu’on lui demande c’est fans doute que le Fidelle contribue à l’édifier parfes libéralités. Alors le Célébrant s’aísied avec la mitre íur la tête pour exhorterVAssemblée aux contributions. Cette exhortation finit par une Bénédiction Sc parun preíènt d’Indulgences de la part du Pape.

La DÉDICACE de /'EGLISE de /’ Autel, i

(a) Il fâiit , autant qu’il fe peut , choisir un Dimanche ou un jour de Fêtepour faire (h) cette Cérémonie. L’Archidiacre doit annoncer la Dédicace auClergé &: aux habitans du lieu, afin qu’ils jeûnent la veille. Cependant (c) on pré-paré les Reliques (d) qui doivent être renfermées dans l’Autel de la nouvelleEgliíè. On les met dans un vaíè decent & bien net avec trois grains d’encens.On y ajoute un morceau de parchemin íur lequel on écrit, ,, qu’en un tel jour„ d’un tel mois Sc en telle année l’Egliíè de * * & son Autel ont été conía-„ crés par l’Evêque * * que l’on a mis des Reliques fous l’Autel de cette Egliíè„ Sc qu’il y aura des Indulgences a gagner pour les fidelles qui visiteront l'E-„ gliíè. " Scc. Le Vaíè qui contient les Reliques doit être ícêié Sc posé en

un

(a) Tiré du Pontifical Romain & du Rituel d'Alct.

(b) Si par dédicace on entend la consécration que l’on fait à Dieu d’une certaine Maison par la priere, oodoit regarder cette pratique comme très ancienne & établie même par les Apôtres : mais pour l’attirail de laCérémonie, il a commencé fans doute lorsque l’Eglise a été delivrée des persécutions de ses ennemis, & s’estaugmenté avec la prospérité & la mondanité de fes Ministres. Nous observerons ici que les anciens Chré-tiens faisoient leurs Temples de la maniéré la plus semblable qu’ils le pouvoient au Temple de Jérusalem*Dans la fuite ils leur dohnerent la forme de la Croix en mémoire du Sauveur. V. Bona L. i. C. z o. ReruM

Liturg. & Cafalius de Veter. Chrifl. ritibus. Cap. xx.

(c) Cela se sait la veille de la Bénédiction de l’Églife.

(d) On prétend que la coutume de mettre des Reliques fous l’Autel doit son origine à la vénération q ueles premiers Chrétiens conservèrent pour les Cimetières & les tombeaux où reposoient lés corps des Martyrs*Lorsque l’Eglife Chrétienne triompha du Paganisme , les premiers Temples surent bâtis en ces lieux là, &pour ainsi dire fur ces fidelles défenseurs de la vérité. L’Eglise Romaine observa la premiere l’usage de pi 3 'ces des Reliques fous l’Autel. Cette coûtume est fort ancienne,puisque S. Ambroise & Prudence en parlent:mais malgré cela il fe peut qu’elle soit née par hasard. Si l’on s’assembloit fur les Tombeaux des Martyrs»peut-être n’étoit ce pas pour l’amour d’eux, mais parce qu’on y étoit à l’abri de la fureur des Paiens. Quoi-qu’il en soit il arriva dans la fuite qu’il fut ordonné que ceux qui confacreroient des Eglises fans les avoir aupara-vant munies de quelques Reliques, feroient déposés & regardés comme transgresseurs des traditions de l’EglJ-fe. V. Bona.