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[Volume I.]
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DES CATHOLIQUES ROMAINS. 141

ïì tô'mmnnication , d autant que la couleur blanche de la Cire , avec laquelle>3 ces figures en relief font formées, a été jugée par ce Pape la plus convenablede toutes celles qu’on íàuroit imaginer. . * . pour repreíénter Y Agneau de„ Dieu immaculé. Ce font les termes dont lés Papes íè font íérvis depuis Gre*

a goire XIII. juíqu’à preíènt.en parlant des effets miraculeux des

Agnus. "

Voici l’origine de cette Cérémonie, (a) Dans les premiers Siécles de TEgliíèon donnoit à ceux qui venoient d’être baptises de petites images de Cire, qui re-preíèntoient Jesus-ChrisT, fous la figure d’un Agneau. Les Câtechumenes lesportoient pendues au coi. Cette coutume paroît avoir succédé aux Amuïetes desanciens Paiens. Chez les Romains on pendoit au col des jeunes enfans la figured’un coeur, ôc même l’image d’une certaine partie du corps humain. L’un 3 cl’autreAmuleteétoient des symboles du courage Sc de la force virile. Les Chrétiens,comme disciples d’un meilleur Maître, substituèrent a ces images celle de l’Ag-neau, qui est le symbole de l’humilité Sc de la patience. Les anciens Paiensattribuoient aux figures, qu’ils nommoient huila , la vertu de garantir des char-mes, des enchantemens Sc de plusieurs autres accidens auxquels la vie de l’hom-Me est exposée. On donnoit fur tout ces huila aux jeunes enfans, parce que leur*âge est plus exposé que l’age viril. C’est pour cela qu’aujourd’hui on observe auííìde munir les enfans d 'Agnus Sc de Scapulaires,

La CANONISATION des SAINTS.

(h) Avant que d’enregitrer au nombre des Saints le Bienheureux dont on de-mande la Canonization , S. S. fait tenir quatre Consistoires. Les deux premiersfont secrets, le troisième est public , Sc le quatrième dernf public. Dans lepremier le Pape fait examiner par trois Auditeurs de Rote la Requête de ceuxqui demandent que leur Saint foit universellement reconnu pour tel dans l’E-gliíè Catholique. Il ordonne aux Cardinaux de faire la revision des pieces quiconcernent le procès. Dans le fécond les Cardinaux font leur rapport a S. S. Letroisième fè tient en public, (c) ainsi que nous venons de le dire. Les Cardi-naux y rendent l’Obedience à S. S. après quoi un Advòcat consistorial fait lepanégyrique de celui qui doit être proclamé Saint Sc donne un détail circonstanciéde la vie Sc des miracles de ce fidelle serviteur de Dieu : souvent même il entredans les sécréts les plus cachés du nouveau Saint - le fuit dans toutes fès pensées je pluche íés moindres motifs avec cette exactitude si scrupuleuse 3c si neeeffai-re j loríqu’il est question de faire reconnoître auprès de Dieu un nouveau Média-teur Sc l’aggreger au corps des Intercesseurs établis en divers tems pour les fidelle $de l’Eglise. Le quatrième Consistoire est demi-public. Il íé tient dans la SalleDucale Sc le Pape y assiste avec la Mitre Sc le Pluvial simples. On ne lui rendpas l’Obedience. Les Patriarches, Archevêques, Evêques, Protonotaires* Au-diteurs de Rote y font admis. Les Caudataites y font leurs fonctions en vio-let; mais après 1 ’Extra tout le monde fort, excepté les Prélats que nous venonsde nommer. Ce Consistoire est destiné a recueillir les voix de ces Prélats pour

à

G) Calai, de Rìtìbus &c.

(h Sefiini dans son Traité intitulé, Il Maestro di Caméra *

U) Dans la Salle appellée Roiale.

Tome î. z. Parité, Nu